Si l’on a tous entendu parler du SEO de près ou de loin, cela demeure un concept plutôt flou pour le commun des mortels. Cette méthode de référencement dite naturelle est d’abord un acronyme, celui de Search Engine Optimization. L’objectif assumé: faire en sorte qu’un site internet ou une application apparaissent tout en haut des résultats des moteurs de recherche.

Même si l’utilisateur d’un moteur de recherche connaît probablement déjà les plus grandes marques associées au service qu’il recherche, le moteur, lui, n’en a aucune idée. «Google ne connaît pas de réalité absolue, il classe plutôt les résultats en fonction du nombre de signaux qu’il reçoit», explique le fondateur de l’entreprise montréalaise BlackCatSEO, Antonin Pasquereau.

L’idée du SEO est ainsi de manipuler ces fameux signaux, des algorithmes, pour faire comprendre aux moteurs de recherche le contenu du site grâce à un travail de codage. Il s’agit d’y associer des mots-clés pour être facilement retrouvé par les utilisateurs du web lors d’une recherche. «Ce qui est formidable avec ce système, c’est qu’une petite entreprise peu connue peut être aussi bien référencée qu’une autre», ajoute M. Pasquereau.

Transfert d’autorité

Une fois que les Google de ce monde ont identifié le contenu d’un site, il est alors nécessaire de procéder à, ce que l’on appelle dans le jargon, un "transfert d’autorité". «C’est bien beau de savoir de quoi parle la page web, mais sans autorité, personne ne la verra», affirme Antonin Pasquereau.

Tout comme un magasin physique se fait connaître par des pancartes ou des articles dans le journal, pour que Google rende un site populaire, il faut qu’il y ait beaucoup d’autres liens qui le mentionnent afin d’en augmenter l’autorité.

Pour autant, les professionnels du SEO s’amusent de moins en moins à créer des pages web uniquement pour améliorer le référencement. «Le secret pour réussir, c’est plutôt d’avoir des placements digitaux, comme des articles ou des capsules vidéos, dévoile M. Pasquereau. C’est passionnant, car ce sont souvent de vrais textes de fond et ça s’éloigne du SEO plus technique.»

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Le site de la compagnie en question doit également être de bonne qualité, au risque d’être puni par les moteurs de recherche. Deux algorithmes de pénalisation, nommés Panda et Pingouin, sont ainsi capables de détecter les pages plus lentes ou dont le contenu aurait été purement dupliqué et s’assurent qu’ils descendent dans la liste de résultats.

Référencement payant

Il ne faut pas confondre l’optimisation dite naturelle avec le référencement payant, comme les campagnes Adwords, soit le fait de payer pour "sponsoriser" des liens qui deviendront plus visibles dans Google. C’est un processus plus rapide, mais souvent plus coûteux que le SEO. «Souvent, il s’agit d’un point de départ pour les clients, explique M. Pasquereau. Mais ce n’est pas une stratégie de long terme viable pour la plupart des entreprises.»

Il est donc judicieux d’utiliser le référencement payant pour démarrer un nouveau site selon lui, en complément d’une stratégie SEO à long terme.

L'histoire de BlackCatSEO

Expatrié au Québec depuis 15 ans, le français Antonin Pasquereau a fondé BlackCatSEO en 2013. «Avant ça, je faisais de la vente pure et simple d’objets manufacturés, ce qui m’a rapidement fatigué, raconte-t-il. J’ai décidé d’arrêter pour me consacrer pendant un an à l’apprentissage du SEO avec des gens qui s’y connaissaient.»

À force de patience et de persévérance, puis de bouche-à-oreille, Antonin Pasquereau a pu augmenter sa base de clients pour aujourd’hui compter parmi eux de grands noms tels que Adecco, Randstad, Lightspeed. «Avant, je passais mon temps à vendre des trucs auxquels je ne croyais pas, raconte-t-il. Le SEO est beaucoup plus sain, car ce sont les gens qui viennent vers nous. On ne s’impose pas à eux.»

Son agence fait la différence de par sa petite taille, avec seulement 4 à 5 employés sur une base constante, alors que les concurrents emploient souvent une quinzaine de personnes et travaillent avec des prestataires.

Le nom BlackCat n’est pas né d’un simple hasard. Antonin Pasquereau a une véritable passion pour les félins et leur capacité de concentration. Il s’agit également d’un jeu de mots avec Black hat, "chapeau noir", qui fait référence aux hackers du web. 

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