Les brèves design sont là pour vous inspirer, ouvrir vos horizons ou encore vous présenter les projets originaux en architecture, arts visuels, design d'objets et plus encore. Aujourd'hui on fait rimer luminaire et nature avec la réalisation de Nir Meiri qui a récemment créé une série de lampes de chevet composées de mycélium, un écomatériau à base de champignons qui gagne en popularité dans le monde du design.

On oublie souvent que l’industrie du mobilier génère énormément de polluants dans l’environnement. La startup londonienne BIOHM tente de chercher des solutions à ce problème en façonnant des meubles écoresponsables comme ces lampes en mycélium réalisés en collaboration avec le designer Nir Meiri.

Courtoisie BIOHM.

Courtoisie BIOHM.

Le mycélium est en quelque sorte la fonction vitale du champignon. Il est principalement utilisé dans la culture de champignons et la fabrication de fertilisant. Ces dernières années, designers et couturiers se sont mis à expérimenter avec ce matériau connu pour ses propriétés isolantes et sa résistance aux chocs. Léger, ininflammable, biodégradable et neutre en carbone, il s’avère tout indiqué pour la fabrication de meubles à prix abordable. À titre indicatif, un sac de chanvre inoculé de mycélium coûte 15 dollars américains, et il faut environ six sacs en moyenne pour construire une chaise.

Pour créer l’abat-jour de la lampe, l’équipe de BIOHM a mélangé des résidus de papier avec les spores du mycélium et a littéralement fait pousser la «semence»! Le pied de la création est fait quant à lui en métal.

Courtoisie BIOHM.

Courtoisie BIOHM.

Nir Meiri n’en est pas à sa première exploration de matériaux organiques, lui qui a aussi fabriqué du mobilier à base de sable, d’algues et de sel de mer. C’est la capacité du mycélium d’absorber les déchets organiques et synthétiques comme le plastique qui fascine le créateur.

La forme des lampes et la lueur solaire à travers la membrane du champignon rappellent la nature première du matériau.