Le Festival Zéro Déchet de Montréal revient pour une seconde édition au Marché Bonsecours le 3 et 4 novembre prochains. Baron Mag a rencontré la présidente de l’Association québécoise Zéro Déchet (AQZD), Élodie Briant, pour parler de l’évolution du festival et de la démarche zéro déchet qui fait de plus en plus d’adeptes.

En 2017, lors de leur première édition — qui soulignait le 1er événement du genre en Amérique du Nord — le Festival Zéro Déchet a connu un grand succès. L’intérêt était là et n’a fait que grandir depuis. «On sent qu’il y a une demande autant de la part des intervenants que des exposants et même du public aussi. On a eu beaucoup de gens qui s’attendaient à avoir une deuxième édition, déclare Élodie Briant. Il ne faut pas se leurrer, en un an, le mouvement zéro déchet a pris de l’ampleur, que ce soit à Montréal ou en région.»

Et avec l’expérience vient aussi une offre bonifiée au niveau de la programmation et des panels proposés. Cette année, le festival a invité plus d’experts et le nombre d’exposants est passé de 55 à 80.

Courtoisie AQZD/Hors Focus.

Courtoisie AQZD/Hors Focus.

Il y aura également des exemples plus concrets des concepts du zéro déchet dans le cadre de l’événement. Les organisateurs proposent même une reconstitution d’un appartement zéro déchet. Selon Élodie Briant, c’est un écho à la nouvelle offre de service de l’AQZD qui s’invite dans les foyers afin d’éduquer et accompagner les gens dans ce mode de vie. «On personnalise l’atelier puisque le but, c’est de répondre aux objectifs de la personne et prendre en compte aussi ses contraintes, ses limites, ses difficultés, son contexte familial, personnel, économique, professionnel, géographique, car si tu vis dans un condo, une maison, ou si tu as accès à la collecte de compost ou pas, ça peut être différent.»

Les principes du festival

Derrière le festival, il y a donc l’Association québécoise du zéro déchet dont la mission a inspiré les thématiques phares de l’événement: inspirer, outiller et agir. Trois principes qui guident la programmation.

Si l’inspiration passe par les conférences, s’outiller passe par la visite de la foire aux exposants et par les ateliers qui ne sont pas tous gratuits. Au final, la combinaison de ces deux éléments appelle à l’action. «Il s’agit d’amener un panel de solutions, de réflexions et d’idées pour que les gens prennent ce qui les touche eux-mêmes dans leur individualité et qu’après, ça leur donne envie d’agir», exprime Élodie Briant.

Courtoisie AQZD, crédit: Charlotte.

Courtoisie AQZD, crédit: Charlotte.

Et qu’est-ce cela prend pour se lancer dans ce genre d’actions? De la volonté, croit la présidente de l’AQZD. «Ça prend une envie, avance-t-elle. Parce que le zéro déchet, il faut que la personne sache ce qu'elle a envie de changer et on va aider à orienter cette envie vers quelque chose de facile, accessible et ludique.»

Le zéro déchet n’est pas seulement de la consommation d’accessoires zéro déchet selon Élodie Briant. Elle nuance cependant en affirmant que cela dépend toujours du contexte de la personne. «[Le zéro déchet], c’est penser à réutiliser différemment ce dont on a besoin, et en fait, c’est même réduire nos besoins. Et c’est ça qui va faire qu’on va réduire nos déchets», dit-elle.

Illustration Laucolo. Courtoisie AQZD.

Illustration Laucolo. Courtoisie AQZD.

Cet engouement pour le mouvement zéro déchet suit une évolution logique qui va continuer sur sa lancée, d'après Mme Briant. On peut déjà le constater, car le festival part en tournée à Québec et à Sherbrooke, le 4 et 5 novembre respectivement. Cela répond au désir d’exporter l'événement hors de Montréal.

👉 Festival Zéro Déchet

Marché Bonsecours 3 et 4 novembre - Gratuit, mais réservation conseillée.

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