Au début du mois d’octobre, Marie Letard amorçait une grande aventure. Celle de devenir entrepreneure en ouvrant sa boutique Bouche Bée dans son quartier, Hochelaga-Maisonneuve. Au cœur de sa démarche, l’accessibilité et le positivisme. Rencontre.

Il s’agit peut-être d’une histoire de famille, du moins c’est ainsi que la jeune femme installée au Québec depuis neuf ans, et dans Hochelaga-Maisonneuve depuis six ans, le perçoit. «Ma maman a une boutique de déco en France depuis 42 ans et c’était la quincaillerie de ma grand-mère avant ça, raconte-t-elle. Je pense que j’ai vraiment ça dans les gènes.»

Celle qui possède une forte expérience dans le commerce et le service à la clientèle a longtemps cherché sa voie avant de réaliser qu’elle voulait se lancer en affaires, dans ce domaine précisément.

Marie Letard. Crédit: Thibault Carron. 

Marie Letard. Crédit: Thibault Carron. 

Marie Letard a choisi Hochelaga-Maisonneuve, car en plus d’être un endroit qu’elle connaît bien, elle admet vouloir répondre à un manque dans le quartier. «C’est surtout ça qui a été l’élément déclencheur, je trouvais qu’il n’y en avait pas des boutiques de ce genre sur la rue Ontario, affirme-t-elle. Il y avait clairement une place à prendre. Je voulais répondre à un besoin et m’assurer qu’il y ait un certain succès.»

Et malgré les défis reliés au lancement d’une nouvelle entreprise, Marie Letard aborde son nouveau rôle avec une certaine sérénité. «Je n’ai pas vraiment de pression, car j’ai l’impression d’avoir trouvé le bon truc pour moi professionnellement parlant, je m’épanouis. Et ça faisait quand même six ans que je n'avais pas travaillé en commerce et, dès le premier jour, j’étais comme un poisson dans l’eau.»

L’humain avant tout

Bouche Bée possède une adresse physique, mais n’a pas de boutique en ligne. Il s’agit d’un choix volontaire, car la relation avec le client est au cœur de la démarche de la jeune propriétaire. «Je suis une fille de boutique, avance-t-elle. J’utilise beaucoup les réseaux sociaux, mais le contact humain, parler avec les gens, expliquer les produits, pourquoi j’ai choisi telle chose, c’est plus ce que j’aime.»

Crédit: Thibault Carron.

Crédit: Thibault Carron.

Dans cette idée de rencontre, Marie Letard souligne le fait qu’elle souhaite être un lieu ouvert et accessible également d’un point de vue budgétaire. «J’ai un inventaire en créations locales et en importation pour quand même avoir des prix abordables, explique-t-elle. Je ne veux pas ouvrir un commerce et que la moitié des gens qui habitent dans le quartier se disent qu’ils ne peuvent pas venir ici parce que c’est trop cher.»

Une offre durable

Les produits de décoration d’intérieur et d’accessoires pour la cuisine qui agrémentent Bouche Bée ont tous un point commun: leur durabilité. «Dans tout le choix que les gens ont, il y a un produit qui est fait en plastique, tout le reste, c’est du coton, du lin, de la poterie, enfin que des choses quand même durables», annonce-t-elle fièrement.

Et c’est en partie ainsi qu’elle souhaite contribuer au milieu de l’achat local, un milieu qu’elle vise à promouvoir et à valoriser.  Il y a tout à gagner en consommant local, croit Marie Letard. Juste de savoir comment les choses sont faites et d’où ça vient, c’est super intéressant. Et il y a une qualité derrière des produits qui vont être fabriqués de façon artisanale.»

Dans cette année zéro, Bouche Bée devra faire ses preuves, fait remarquer Marie Letard et elle espère que cela se fera dans un contexte joyeux et optimiste.

👉 Bouche Bée

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