À l’ère du web et de la publicité à grand déploiement, les musiciens se doivent d’offrir une image forte et originale à travers une esthétique qui colle à leur musique et leur personnalité. Dans cette toute nouvelle série, Baron s'intéresse à l’image derrière la musique. Pour débuter, on se penche sur l'univers de la star de la pop britannique Jessie J.

Programme B

Au départ, Jessica Allen Cornish ne s’est pas affichée devant l’écran, mais l'artiste s'est bien vite retrouvée à l'avant-scène en dévoilant sa magnifique voix légèrement feutrée. Elle a débuté sa carrière en écrivant plusieurs chansons à succès pour des vedettes comme Justin Timberlake, Alicia Keys, Miley Cirus et Rihanna. L’auteure-compositeure-interprète écrit pour cette dernière la pièce «Do it like a dude» qui sera refusée. C’est avec cette chanson que l'artiste prend les devants et réalise un premier album, Who you are, qui paraît en février 2011. 

Entre cabaret et steam punk 

Déjà avec ce premier album, l’artiste propose une image forte en arborant une coupe de type Bob carrée. Son imposante frange noire lui cadrant le visage rappelle l'affranchissement des femmes osant la porter pendant les années folles au début du 20ème siècle. 

Dans le vidéoclip pour son premier hit en carrière, «Price Tag», l’artiste nous révèle un univers pop un peu décalé, sans nécessairement aller vers le pastiche ou vers les extravagances d’une Lady Gaga, Katy Perry ou Miley Cirus.

Ses premiers clips évoquent parfois les cabarets et les vaudevilles. Jessie J, se retrouve mise en scène, vêtue de costumes colorés qui ressortent en contraste avec les décors souvent sombres. L’artiste affirme son identité en puisant dans le mouvement steam punk, comme c’est le cas dans la vidéo pour la pièce «Nobody’s perfect». On est bien loin de l’image rose bonbon. 

Entre maturité et esthétisme épuré

Cette année, Jessie J est de retour avec un nouvel album, composé en quatre EP, dont les premières lettres des titres viennent former l’acrostiche R.O.S.E. L’album concept est accompagné de quatre sublimes portraits en noir et blanc qui dégagent une nouvelle maturité chez l’artiste. Découragée par l’industrie de la pop, elle a songé à abandonner la musique pour finalement se lancer de nouveau avec cet opus après une période de réflexion sur sa carrière. 

Courtoisie: Evenko. 

Courtoisie: Evenko. 

Man Ray, Noire et blanche, 1924.

Man Ray, Noire et blanche, 1924.

L’esthétisme de ces quatre portraits en gros plan et avec des contrastes marqués rappellent un peu les portraits du célèbre photographe Man Ray. On y retrouve la même fascination pour le visage et des lignes simples et courbées offrant un jeu avec la lumière.

Maintenant sous la tutelle des frères Madden (de la formation Good Charlotte), l'artiste s'apprête à faire une tournée pour dévoiler sa dernière création. Elle s'arrêtera notamment à Montréal en octobre prochain.

🕶Jessie J 

Site web | Facebook | Twitter

Jessie J sera en concert le 17 octobre à 20 h au MTELUS. Pour vous procurer des billets, c'est par ici