Saumon, sauce gribiche et biscuits au cannabis - L'entrevue bouffe pas conventionnelle avec Grand Blanc - Baron Mag
Le deuxième album du groupe Grand Blanc paraîtra le 14 septembre chez Entreprise. «Image au mur» tire ses thèmes exotiques du haut des gratte-ciels de Hong Kong où la formation s'est aventurée. À saveur rock, électronique et punk, nul besoin de dire que le quatuor français cultive des goûts culinaires aussi éclectiques que leur musique.

Originaires de Metz, les fondateurs de Grand Blanc se sont connus sur les bancs du conservatoire avant d'être révélés aux Printemps de Bourges. À la première offrande, ils flirtent avec les influences punk et new wave pour ensuite revenir à un son plus épuré. Sur la poésie franche du duo vocal règnent une «musique fusion» peuplée d'influences comme Joy Division, Destiny’s Child, Nirvana et Mulatu Astatke. 

En première partie d'Indochine au printemps dernier, la jeune formation nous partage ses coups de coeur gourmands, toujours accordés à une discographie étoffée. Pour eux, la musique et la bouffe se savourent de la même manière, avec lenteur et en pleine conscience.

Qui êtes-vous et quel est votre parcours?

Nous sommes Grand Blanc, un groupe de rock franco et une société secrète...mais on ne peut pas en dire plus. Ça fait bientôt quatre ans que nous enregistrons des disques sous le label Entreprise. Là, nous sortons Image au mur, notre deuxième album.

Comment décrivez-vous votre univers musical? 

C'est une question difficile. Si nous pouvions y répondre facilement, nous ne ferions certainement plus de musique ensemble. Disons que c'est parsemé de rock, d'électro, de new wave, de pop et pleins d’autres genres que nous aimons écouter et qui nous donnent envie de faire des chansons.

Décrivez-nous votre relation avec la nourriture.

C'est une relation fidèle, durable et épanouie, un amour inconditionnel dans les bons comme dans les mauvais jours.

Quelle musique écoutez-vous lorsque vous cuisinez?

Ça dépend du menu. Pour un plat rapide à la poêle avec une cuisson à grand feu, nous allons opter un Sleaford Mods ou The Spits. Pour un ragoût ou une longue cuisson à la cocotte, nous pouvons être plus tranquille avec un album de chansons comme Incendie de Brigitte Fontaine & Areski.

La musique se prête aussi bien au moment de la dégustation. Devant du saumon légèrement mariné, du radis frais et des herbes, nous écoutons Ojard afin de prendre le temps de laisser traîner la fourchette et piquer juste ce qu’il faut pour la bouchée parfaite.

Si vos chansons étaient un plat ou une saveur, quelles seraient-elles? 

Des champignons!

Si vous deviez mourir demain, imaginez votre dernier repas et votre dernière musique. 

Nous allons se la jouer à la française. Demain, c’est l’apocalypse, BFMTV l’a annoncé. C’est inéluctable, nous oscillons entre la peur et une étonnante quiétude. Un pot au feu mitonne, royal sur le gaz. Nous fumons, buvons du vin et mangeons quelques asperges pour s'ouvrir l'appétit.  Puis, le pot-au-feu est prêt, nous servons les légumes, la viande et deux bonnes louches de bouillon. Nous mangeons de bon cœur, en se passant silencieusement la sauce gribiche. L’album des Velvet Underground et Nico défilent.

Avez-vous des demandes spéciales lorsque vous êtes en tournée?

Camille est végétarienne, donc régime végétarien pour elle. Les autres du groupe mangent de tout, mais nous la soutenons à fond dans sa résolution écoresponsable.

Quel est votre plus gros «fail» culinaire?

Un space cookie* (traduction:gâteau de l'espace) mal dosé.

... Et votre plus gros «fail» musical?

Un space cookie mal dosé (rires)!🍪

Si on vous invite à souper, quel nourriture et quelle musique vous font plaisir?

Du neuf. Un plat inconnu sur un son inconnu, mais surtout BIEN cuit! 

Crédit photo: Boris Camaca

Crédit photo: Boris Camaca

Votre endroit préféré pour un repas à Montréal?

Nous ne sommes venus qu'une fois à Montréal et nous avons vraiment bien mangé. En plein été, nous avons testé une poutine pour le fun. Nous avons adoré les petits déjeuners. Avec des pancakes et des oeufs au bacon, c’est vraiment une autre culture que la France. Nous avons aussi essayé deux ou trois restaurants, mais impossible de se souvenir des noms et des lieux comme ça date de trois ans. Dans tous les cas, de retour en France, nous avons passé le mot que c'était une ville géniale, et qu'on y mange très bien, même si elle se trouve en Amérique du Nord  en disant à tout le monde que c’est une ville géniale et qu’on y mange très bien, même mais c’est l’Amérique. 😉

*Un space cookie est un gâteau contenant du cannabis

🤟🔊Grand Blanc

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