Rappeuse et productrice montréalaise, la talentueuse Marie-Gold prendra possession de la scène du Ministère le 31 août prochain à l'occasion de la 20e édition du MEG Festival. Rencontre musico-culinaire pas banale avec une artiste hors du commun.

Talent local, Marie-Gold a débuté sa carrière en 2014 en fondant le groupe de rap Bad Nylon. Et une chose est certaine; ça nous fait toujours du bien de voir de plus en plus de femmes sur la scène du rap keb. C'est désormais seule qu'elle se produit et, après un premier EP solo sorti le 11 mai dernier intitulé Goal: Une mélodie, Marie-Gold fera partie des artistes qu'on retrouvera avec grand plaisir sur scène lors du Festival MEG Montréal

En attendant son show du 31 août qui, on n'en doute même pas, ne manquera pas d'énergie et de phrases bien lancées, on a lui a posé nos questions bouffe un peu loufoques. Pis on l'aime encore plus maintenant.

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Courtoisie Marie-Gold.

Courtoisie Marie-Gold.

Qui es-tu, quel est ton parcours?

Mon nom de MC est Marie-Gold, je suis une rappeuse et beatmakeuse établie à Montréal. J’ai fait mes premiers pas dans le milieu à travers le groupe de rap Bad Nylon et les rapbattles WordUp!, puis je suis allée m’épanouir en solo.

En quelques mots, comment définirais-tu ton style musical?

Je vogue entre des beats plus smooths et jazzy, et collabore avec d’autres producteurs parfois pour des beats plus sales. J’aime superposer une mélodie organique à un pattern de drum plus trap, et aller jouer entre le doux et le percutant.

Quelle est ta relation avec la nourriture?

Saine d’esprit, modérée, alternant entre classe ouvrière et classe moyenne.

Quelle musique écoutes-tu lorsque tu cuisines?

Le dernier album que je viens de télécharger ou que l’on vient de me suggérer. Ça me permet une première écoute et assimilation, puis je peux aller l’apprécier et le découvrir vraiment à la seconde écoute.

Si tes tounes étaient un plat, quel serait-il selon toi?

Un Poke bowl. Ça ne veut pas dire que mes tounes suivent simplement l’air du temps, elles sont colorées, saines, et vont jouer dans plusieurs styles.

Quels sont les aliments dont tu ne pourrais jamais te passer?

Je bois du thé vert à tous les jours. Autrement, je suis retournée un mois chez mes parents, et du coup je développe une dépendance pour plein de nouveaux aliments que je ne pourrais peut-être pas me repermettre par la suite. Les épices Joe Beef, je dirais, c’est un classique de la vie de classe moyenne.

 Crédit: Adrian Villagomez.

 Crédit: Adrian Villagomez.

Ton dernier repas et la dernière musique que tu écouterais… Si tu devais mourir demain?!

Je n’ai pas trop envie de me mettre dans l’état d’esprit d’une mort imminente même si j’essaie de vivre ma vie à fond, mais je dirais du St-Hubert et Scum Fuck Flower Boy.

As-tu des demandes spéciales aux promoteurs de spectacles lorsque tu es en tournée?

Je commence à réaliser que je pourrais me permettre des requêtes semi-démesurées et je commence à travailler là-dessus.

Quel est ton plus gros «fail» culinaire?

Pour une première date, j’ai cuisiné des têtes de violon comme des asperges, en les faisant simplement griller sur le poêle (Note: les têtes de violon sont toxiques si elles ne sont pas bouillies). Il s’en est rendu compte avant que l’on mange.

…Et ton plus gros «fail» musical?

J’ai de la misère à voir ça comme des fails, plutôt comme que des apprentissages ou des passages obligés.

Si je t’invite à manger, qu’est-ce que je devrais cuisiner et faire passer comme musique pour t’impressionner?

Un repas léger et varié, en plusieurs services. S’il y a des fruits de mer, bonus. Pour m’impressionner au niveau musical, il faut me faire découvrir un artiste ou un album en fait. S’il s’agit d’un album qui était sur ma liste et sur lequel je procrastinais (comme les tout premiers albums d’artistes que je suis déjà), extra points.

Ta place préférée pour un bon souper à Montréal?

Le Satay Brothers, ou un restaurant indien «Apportez votre vin».

👉 Marie-Gold

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