Voici près de deux décennies que la Route des Arts des basses Laurentides poursuit sa mission de promouvoir les créateurs d’ici à travers des circuits artistiques. Au détour d’une petite route, un artiste ou un artisan vous attend et vous ouvre sa demeure et son univers.

Programme B

«De nombreux artistes et artisans vivent dans les Laurentides. Saviez-vous que c’est l'un des berceaux artistiques du Québec?», lance la présidente de Route des Arts et sculptrice Lise-Anne Bernatchez. Le circuit thématique de la Route des Arts des Basses-Laurentides qui aura lieu du 14 au 22 juillet dans différentes municipalités de la région permettra de rencontrer toutes ses personnalités créatives.

En prémices à l’événement, une galerie d’art éphémère sera ouverte à compter du 30 juin à l’Église Saint-Louis de France, située à Brownsburg-Chatham. «C’est offrir un apéritif aux visiteurs pour qu’ils découvrent la cuvée 2018. Voir ce qui plait, attire l’œil et plait moins, puis bâtir l’itinéraire d’un parcours qui mènera à l’exploration d’une trentaine d’ateliers», dit-elle.

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Contact avec la nature

D’un point de vue touristique, Route des Arts permet de découvrir plus que des œuvres d’art et des créations d’artisans. On part également à la rencontre de nouveaux espaces et du terroir. «Dans notre coin de pays, les artistes s’installent au sein d’un décor champêtre, déclare la présidente de l’organisme. Une visite chez tous et chacun est un monde de découvertes assuré.»

Elle-même artiste et enseignante, Mme Bernatchez ouvre souvent son atelier qui se situe dans les bois d’Argenteuil. «Je fais de la sculpture dans les bois, alors, c’est sûr que mes œuvres vont dans le jardin et les gens font le tour. Il y a donc un contact direct avec la nature qu’ils n’ont pas nécessairement, car il y en a beaucoup qui viennent de la ville.»

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Propositions diversifiées

Les pratiques artistiques font légion dans la programmation de cette nouvelle édition. De l’art textile à la gravure, de la sculpture à la photographie en passant par la peinture sous toutes ses formes: acrylique, huile, aquarelle, pastel et techniques mixtes. Les styles diffèrent, et les techniques également. «Il y en a pour tous les goûts, des petits aux plus grands formats», indique-t-elle. Dans la sélection, les artisans ont la part belle également. On compte des céramistes, des ébénistes, des vitraillistes, une joaillière, une maroquinière, un coutelier et des potiers.

Un arrêt intéressant est celui de l’éco-designer Catherine Bossé avec l’atelier-boutique TriCycle. «C’est un organisme sans but lucratif à mission sociale et environnementale qui accueille des personnes en recherche d'emploi ou qui désirent retourner aux études, développe Lise-Anne Bernatchez. Ils font des stages pour apprendre à recycler les vêtements en les réinventant et en créant des accessoires.»

Tisser des liens

Le fait d’ouvrir son espace de vie et de travail aux passants, c’est stimuler la curiosité, c’est magnifier les coups de foudre avec des œuvres inspirantes, c’est se donner à soi-même ou encore offrir à celui qu’on aime un objet unique et original, selon la présidente. C’est aussi une occasion d’ouverture et un moyen de créer des liens avec le public. Et démocratiser le travail de l’artiste et de l’artisan, le rendre facilement accessible, favoriser l’échange entre les visiteurs et l’hôte rejoint profondément la mission de la Route des Arts. 

👉 Route des Arts

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Du 14 au 22 juillet 2018.

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