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FAIM magazine: Partir à la rencontre de l'avenir - Baron Mag
Le nouveau magazine papier lifestyle et biannuel Faim part à la rencontre d’une «génération de jeunes créatifs» située aux quatre coins du monde. Rencontre avec Naiara Reig, journaliste et cofondatrice de la revue.

Tous les six mois, FAIM choisit une ville et nous expose les projets et les expériences des jeunes qui y vivent. Distribué partout dans le monde et publié en trois langues (français, anglais et espagnol), le magazine s’intéresse aux villes «à taille humaine» au travers de trois catégories principales: people, places, food. Après un premier numéro qui s'intéressait de près à la ville de Valence, en Espagne, la rédaction nous amène cette fois-ci à Bristol, au Royaume-Uni. Naiara Reig nous en dit plus sur ce voyage qui ne fait que commencer. 

Courtoisie FAIM

Courtoisie FAIM

Bonjour! Quelle est l’histoire derrière votre magazine?

Nous sommes un designer graphique et une journaliste et travaillons tous les deux en freelance, donc nous sommes toujours à la recherche de nouveaux projets. Et comme nous, souvent les jeunes créatifs recherchent des opportunités dans des grandes capitales, car c'est là, à priori, que tout se passe. 

Nous habitons à Paris depuis plusieurs années et nous nous sommes rendu compte que nous avions tous cette même impression, mais c'est tout simplement parce que sans les médias, nous parlons essentiellement des grandes villes, celles où les grandes entreprises se trouvent, etc. En fait, nous venons tous les deux de villes plus petites qui vivent aujourd'hui des grands moments d'effervescence sociale et culturelle et qui sont remplies de jeunes avec des projets hyper intéressants. Nous avons voulu parler de ces autres projets et des jeunes qui les mènent! De plus, étant donné que nous sommes des grands amateurs du papier et des grands acheteurs et lecteurs de magazines indépendants, nous avons décidé de lancer le nôtre.

Courtoisie FAIM

Courtoisie FAIM

Qu'est-ce que signifie le nom de votre magazine?

Pour choisir un nom, nous avons beaucoup réfléchi à notre public et à pourquoi on souhaitait parler de cette génération. Nous nous sommes rendu compte que ce qu'ils avaient tous en commun c'est leur envie d'essayer, de rencontrer, de découvrir. Nous nous sommes alors dit qu'ils avaient «faim» de vivre et il nous a semblé que ce nom résumait très bien l'esprit derrière le magazine.

Comment décririez-vous votre ligne éditoriale?

Nous parlons de et pour les membres d'une jeune génération de créatifs, donc nous avons une ligne éditoriale très «fraîche». Nous montrons des initiatives menées par des jeunes, la manière dont ils travaillent, ainsi que ceux qui font partie de leurs vies quotidiennes. Avec surtout l'accent sur des projets qui souhaitent avoir un impact social ou culturel. 

Et même si nous n'évitons pas d'aborder aussi les problèmes auxquels ils font face, nous faisons un effort pour mettre vraiment l'accent sur les possibles solutions. Comme nous l'écrivons dans notre dernier édito, notre communauté de hungry people est au centre du projet, notre ligne éditoriale est donc pensée pour répondre à leurs intérêts et leurs besoins.

Aujourd'hui le journalisme sévit majoritairement sur le web... Pourquoi avoir choisi le média imprimé?

Aujourd'hui nous vivons toujours en ligne, toujours connectés. On saute souvent d'un texte à un autre, puis à une vidéo, et là une image… C'est pour cela que les objets physiques ont peut-être aujourd'hui plus de valeur que jamais, car nous nous attachons davantage à ce que l'on peut toucher, déguster tranquillement et garder chez nous. Le contenu sur internet est génial, mais nous croyons que les longs formats, dont un bon journalisme a besoin, ont leur place sur papier. C'est peut-être plus compliqué, c'est vrai, mais nous ne nous voyons pas le faire autrement.

Courtoisie FAIM

Courtoisie FAIM

Pourquoi avoir choisi de créer un magazine trilingue?

Le principe de FAIM, c'est de pouvoir partager avec les membres d'une génération qui a envie de vivre de nouvelles expériences ou de commencer de nouveaux projets, ce que d'autres jeunes sont en train de réaliser dans d'autres villes. Nous voulons les inspirer, leur dire «s'ils ont pu le faire là-bas, pourquoi pas toi ici?». Alors un magazine multilingue se présentait comme l'option la plus logique: Axel est français, Naiara est espagnole, et quasiment tous les jeunes de notre génération utilisent l'anglais comme deuxième ou troisième langue. Donc FAIM est publié en deux versions: une en français et anglais et une autre en espagnol et anglais.

Comment choisissez-vous les villes mises en valeur à chaque numéro?

Nous faisons une étude des possibles destinations (certaines ont une présence dans les médias, d'autres que l'on nous a conseillées et d'autres qui nous attirent personnellement), en gardant toujours en tête que nous voulons faire connaître des endroits et des projets dont on ne parle pas forcément. Après, nous recherchons les éventuels sujets et nous choisissons une gagnante. Mais c'est un processus qui est toujours beaucoup plus simple à écrire qu'à faire!

Courtoisie FAIM

Courtoisie FAIM

Quelle a été la réaction du public jusqu'à présent?

Nous sommes très contents, car dès le début du projet, nous avons eu la chance d'avoir une communauté très engagée. Les personnes à qui on explique le projet derrière le magazine ou même qui nous trouvent sur internet ou les réseaux sociaux se sentent souvent identifiées. Depuis la sortie du premier numéro, nous avons reçu plusieurs propositions de collaboration et des messages de personnes des quatre coins du monde qui nous écrivent pour nous dire que notre projet leur plaît (c'est la magie d'internet!). Il reste toujours beaucoup à faire, mais pour l'instant nous sommes très satisfaits.

Quels sont les projets à venir du magazine?

Notre projet le plus immédiat est de commencer à travailler sur la production du troisième numéro. Nous menons toutefois d'autres projets en parallèle, quelques un liés au magazine et d'autres qui ne le sont pas, car nous continuons à travailler à la pige. Nous avons aussi quelques idées un peu folles pour le futur du magazine, mais c'est encore beaucoup trop tôt pour en parler!

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