Est-il vraiment nécessaire de présenter encore la mythique formation française Matmatah? Le quatuor breton a récemment sorti un nouvel album intitulé «Plates Coutures» disponible au Canada depuis début mai, un album riche qui marque leur retour pour notre plus grand bonheur. Ils seront de passage à Montréal pour les Francos. On n'a donc pas lésiné sur les clichés et on n'a surtout pas manqué l'occasion de leur parler de crêpes...

Petit retour en arrière; entre rock, folk, sonorités celtiques et chanson française, le groupe originaire de Brest a notamment marqué les esprits grâce à ses titres «Lambé An Dro» et «Les Moutons» en 1997. Depuis, il s'agit de l'un des groupes rock français les plus notables de notre époque. Au Québec, Matmatah est également salué depuis de nombreuses années et c'est avec fébrilité qu'on les attend de pied ferme le 12 juin prochain sur la scène Loto-Québec des Francos. Et en plus, c'est gratuit!

Plates Coutures est un album extrêmement pertinent qui aborde les maux de notre génération, les problématiques auxquelles fait face la planète et ses habitants. Avec doigté, subtilité, lyrisme et parfois même ironie, le groupe nous propose son analyse sociale en chanson et avec luminosité, malgré le sérieux des sujets choisies.

Histoire d'être un peu moins sérieux, on a posé nos questions loufoques à Éric Digaire qui a gardé son sang-froid. Conclusion: on aime encore plus Matmatah. 

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Matmatah - Plates coutures - Cover

Même si on vous connait depuis plus de 20 ans... Qui êtes-vous, quel est votre parcours?

Le groupe est né en 1995, nous étions étudiants et un peu, voire très noctambules. Il y avait à Brest une multitude de cafés-concerts, ce qui nous a permis de faire nos armes en formule solo, duo, trio, et en groupe.

Avant même l’enregistrement et la sortie de notre premier album, nous avions déjà fait plus de 200 concerts à Brest et ses environs. Ensuite, tout s’est enclenché assez rapidement; diffusions radio, concerts dans des salles de plus en plus grandes, festivals… Deuxième album, tournées à l’étranger...

Mais s’il faut répondre pour moi, je suis Éric Digaire, je fais de la musique depuis l'âge 8 ans, d’abord du clavier, puis de la guitare. Et je suis bassiste du groupe depuis sa création en 1995.

Quelle est votre relation avec la nourriture? 

Aussi passionnelle qu’aléatoire.

Parmi vous, qui est le plus doué avec les fourneaux? 

Chacun dira que c’est lui, donc c’est moi...

Quelle musique écoutez-vous lorsque vous cuisinez? 

Celle des aliments qui crépitent dans la poêle et des amis qui discutent.

Originaires de Bretagne, on trouve que votre musique s'écoute parfaitement en mangeant des crêpes et des galettes de sarrasin... Qu'en dis-tu?

Les galettes, ça n’existe pas, il n’y a que des crêpes!

Quels sont les aliments dont vous ne pouvez jamais vous passer et pourquoi? 

Café, accro au premier degré.

Votre dernier repas et la dernière musique que vous écouteriez… Si vous deviez mourir demain?! 

Un homard grillé, avec un bon verre de blanc, en écoutant «Letter to Hermione» de David Bowie.

Avez-vous des demandes spéciales aux promoteurs de spectacles lorsque vous êtes en tournée? 

Des spécialités locales, des produits frais, bios et artisanaux.

Quel est votre plus gros «fail» culinaire? 

Des lasagnes chèvre-épinards, oubliées dans le four et cuites 2h30 ou lieu de 40min...

...Et votre plus gros «fail» musical? 

Je n’ai jamais réussi à sortir le moindre son d’un cor de chasse.

Si je vous invite à manger, qu’est-ce que je devrais cuisiner et faire passer comme musique pour vous impressionner? 

Il faut bien plus qu’une recette et une chanson pour m’impressionner,  sinon, nous sommes très portés sur les langoustines dans le groupe.

Votre place préférée pour un bon souper à Montréal? 

Le Garde Manger. Parce que si on ne mange pas de homard quand on vient à Montréal, on fera un scandale!

👉 Matmatah

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Matmatah sera en concert le 12 juin dans le cadre du festival des Francos: événement facebook