La photographe Mycoze, de son vrai nom Aimée Filion, a exposé quelques-unes de ses œuvres lors d’un vernissage intime au O Patro Vys dimanche soir. Un événement qui s’inscrit dans le cadre d’un documentaire sur sa pratique artistique, réalisé par Roman Lepage. Nous aussi, nous avons documenté sa démarche. Découvrez nos photos de la soirée de vernissage!

L’univers de la photo était encore inconnu, il y a un an, pour la jeune photographe autodidacte et activiste. En attendant de suivre le pas de celle qu’elle admire, Erika Lust, dans la réalisation de films pornographiques féministes ou du moins érotiques, Mycoze commence par ce médium qui lui permet d’explorer sa sexualité et ses postures féministes. 

«J’avais envie de travailler avec des corps marginaux», confie-t-elle, lors de notre rencontre la veille du vernissage. En effet, les photographies de Mycoze mettent en scène des corps diversifiés, de manière crue ou subtile. 

Crédit photo: Rose Carine Henriquez

Crédit photo: Rose Carine Henriquez

Crédit photo: Rose Carine Henriquez

Crédit photo: Rose Carine Henriquez

En voulant créer un espace pour ces femmes et personnes non binaires, elle rejette l’idée de contrôler ses modèles, leur laissant libre d’exprimer leurs perceptions, leur sexualité ou non. «Je voyais au fil du temps que les gens étaient réconfortés. Je me suis dit que je pourrais faire un mouvement, même si je n’invente rien, de travailler avec des personnes et donner un apaisement avec mes photos.»

L’artiste de 25 ans compte déjà plusieurs expositions à son actif. Une expérience qu’elle vit toujours avec beaucoup de fébrilité. Étant victime de censure sur Instagram – son compte a été fermé 9 fois en un an – elle chérit ce contact réel et humain qui se produit en contexte d’exposition. 

Aimée Filion alias Mycoze. Crédit photo: Rose Carine Henriquez

Aimée Filion alias Mycoze. Crédit photo: Rose Carine Henriquez

Crédit photo: Rose Carine Henriquez

Crédit photo: Rose Carine Henriquez

«Ça fait du bien quand les gens osent venir te parler et ne font pas que te dire que c’est beau. Et de me parler de ce qu’ils ressentent, moi ça me fait grandir. Je dis aujourd’hui beaucoup de choses sur ma démarche, car ce sont les gens qui me les ont fait comprendre.»

Au O Patro Vys, une dizaine d’œuvres argentiques étaient présentées. Des photographiques sensibles, crues, qui jouent avec les textures et les couleurs. La curiosité et la réceptivité de la part des visiteurs étaient au rendez-vous. Toutes nos photos de la soirée en témoigneront:

Mycoze

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💫 Merci de respecter le travail des photographes et de solliciter leur accord avant d'utiliser les photos. Tous droits réservés Rose Carine Henriquez.