11 expositions à découvrir en ce début d'année à Montréal - Baron Mag
Pour ne pas se laisser abattre par les températures négatives, quoi de mieux que de visiter une exposition d'art, bien au chaud, pendant ces premières semaines hivernales de l'année? Pour vous aider à sélectionner vos prochaines sorties culturelles, et faire le plein d'art contemporain, voici la sélection de nos expos coups de coeur à voir à Montréal en ce moment.

«Le monde de l'art à Montréal, 1960-1980» Gabor Szilasi au Musée McCord. Jusqu'au 29 avril.

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«Cette exposition présente des photographies inédites de Gabor Szilasi réalisées lors de vernissages d’expositions et d’autres manifestations artistiques qui ont eu lieu à Montréal entre 1960 et 1980. Dans un style documentaire spontané, elles immortalisent des visages, des lieux et l’effervescence de la scène artistique montréalaise à une époque de bouleversements sociaux et culturels. Szilasi est aujourd’hui l’un des photographes vivants du Québec les plus réputés, et pourtant cette partie importante de son oeuvre n’avait jamais été présentée auparavant.» Musee-mccord.qc.ca 

«Vies performatives» Bertille Bak, Lisa Jackson, Yoshua Okón, Helen Reed, May Truong au centre d'art contemporain OPTICA. Du 20 janvier au 17 mars.

OPTICA

«Réunissant des œuvres vidéo récentes réalisées par des artistes du Canada et de la scène internationale, Vies performatives explore – et comble – le prétendu écart entre documentaire et divertissement, information et spectacle, fait et fiction. Renvoyant à des méthodes tirées de la télévision, du cinéma, du théâtre, de la danse et de la musique dans lesquelles elles puisent, ces vidéos représentent divers groupes usant de stratégies qui vont au-delà de l’approche explicative qui est généralement associée au cinéma documentaire.

Elles offrent une nouvelle conscience et un nouvel aperçu des expériences, des perspectives et des intérêts de groupes dont les identités collectivement partagées entrent en contact avec une multiplicité de facteurs, allant des origines et des genres ethnoculturels à des activités de loisir et à des expériences de vie : un campement rom établi près de Paris, des Autochtones ayant survécu au système des pensionnats au Canada, des travailleurs guatémaltèques sans papiers vivant en banlieue de Los Angeles, des amateurs de Twin Peaks et de jeunes Asiatiques-canadiennes.» Optica.ca / événement facebook.

«Hautes perspectives (Photo & Dessin)» Zïlon et Yannick Alain Gauthier (Yagfoto) à la Galerie Youn. Du 3 au 24 février.

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«Yannick Alain Gauthier (Yagfoto) est un photographe de mode indépendant originaire de Montréal qui a travaillé pendant plus de 20 ans à New York et à Los Angeles, collaborant avec certaines des plus grandes agences de mannequins (Ford, Elite, Wilhelmina et IMG). 

Du Cocteau des ruelles qu'il est toujours à l'artiste de galerie internationalement reconnu, Zïlon lui n'a rien perdu au cours de ses trente années de carrière de sa verve et de son mordant, ni de son authenticité et de sa générosité.» Galerieyoun.com / événement facebook

«Perfect Skin» Grégory Chatonsky et Dominique Sirois à la galerie Diagonale. Du 19 janvier au 10 mars.

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«Partant de la figure de Kim Kardashian et du livre de Boris Groys «En public», Grégory Chatonsky et Dominique Sirois explorent l’évolution de la subjectivité et du corps dans le contexte d’Internet. Si la star de téléréalité explique qu’elle n’a d’autre talent que celui de vivre, c’est que la publication de ses selfies «likés» par des millions d’internautes sur Instagram alimente une célébrité autoréférentielle qui boucle sur elle-même. Sa peau orangée semble épouser les reliefs du réseau et constituer le paysage contemporain d’une célébrité pour tous qu’Andy Warhol avait anticipé. Cette peau humaine, trop humaine, se dégrade à mesure qu’on s’en rapproche. Elle laisse voir ses imperfections et ses fissures à la manière de la façade des bâtiments abîmés par le passage des saisons. Cette peau étendue sous notre regard réactualise l’art du portrait et la statuaire antique, c’est-à-dire le désir de représenter, de répéter le paradoxe du sens intime: «je est un autre», dit-il. L’altérité se répand à présent sans limites sur les réseaux sociaux.» Artdiagonale.org / événement facebook.

«/ rien d'ordinaire/» Doux soft club à la galerie GHAM & DAFE. Du 9 au 28 février. 

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«Le doux soft club est un collectif d’artistes-commissaires rassemblant les pratiques artistiques de Pénélope & Chloë, Mariane Stratis et Marion Paquette autour d’approches réflexives et plastiques parentes. Le collectif se déploie selon une esthétique de la douceur, mettant de l’avant des thèmes liés à des impératifs du sensible. 

Permise par l’espace de diffusion GHAM & DAFE, l’exposition / rien d’ordinaire / prend comme sujet d’étude le vêtement dans son contexte. Par une exploration spatiale du quartier Hochelaga-Maisonneuve, les artistes tentent de visiter les potentiels poétiques de la vie ordinaire, d’après une vision intersubjective. En somme, on pourra voir le vêtement déplié en quatre, le vêtement un, celui de tous, le vêtement récit, le vêtement jonction, le vêtement kilomètre, tantôt abri ou affectif, en boule, cassé, collé, soudé, rigide, éponge, vivant, imprévisible, bref, le vêtement sensible.» événement facebook

«Des silhouettes emballées» Jean-Robert Drouillard à Art Mûr. Du 13 janvier au 24 février. 

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«Avec Des silhouettes emballées, [...] Jean-Robert Drouillard renoue avec ses premiers élans et se livre de nouveau à des expérimentations avec la matière. L’ensemble d’œuvres principales de l’exposition est constitué de sept sculptures en plâtre, un matériau inhabituel dans la production de Drouillard. Il a réutilisé pour cette série le moulage d’une statue représentant l’un de ses fils. Le format est également atypique: cette fois, la taille des reproductions est réduite par rapport au modèle. En outre, des éléments incongrus viennent briser le réalisme des œuvres: des formes tantôt bricolées, tantôt inspirées de la nature viennent remplacer la tête, le torse, ou encore la nuque des figures. Les éléments chimériques – comme la coiffe de loup – reviennent de manière plus intrusive encore qu’avant.» Suzanne Viot / événement facebook.

«Exclusion» Catherine Laroche, Alexander Liston et Yvon Longpré au Livart. Du 18 janvier au 7 février. 

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«L'exposition Exclusion met en scène les oeuvres de Catherine Laroche, Alexander Liston [Catherine Alexander] ainsi que les sculptures d'Yvon Longpré: une rencontre à la fois improbable et intrigante. Ce travail collaboratif s'inspire du parcours d'expériences personnelles dans la nature, les relations et la découverte de soi. Chaque pièce est collée avec des éléments. Les artistes mélangent des tons sérieux avec des images ludiques pour créer une atmosphère sécessionniste dans la lumière contemporaine.» événement facebook

«Solastalgia» Ge L’Heureux à la Maison du développement durable. Du 18 janvier au 17 février.

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«Solastalgia est une étude des cours d’eau qui nous entourent et des chemins qu’ils empruntent. Elle se veut une représentation abstraite des mouvements de fluides qui s’écoulent, mais également des sous-sols habités où, sous les couches d’asphalte et de béton, la vie continue de grouiller, esseulée. À travers cette exposition, dont le fil conducteur est lié au thème de l’éco-anxiété, l’artiste montréalaise propose une série de tableaux créés en réaction à l’impuissance ressentie face aux changements que subit notre environnement.» événement facebook.

«L'offre» Sonny Assu, Phil Collins, Dora Garcia, Simryn Gill, Felix Gonzalez-Torres, Emily Jacir, Sergej Jensen, Mike Kelley, Lee Mingwei à DHC/ART, fondation pour l'art contemporain. Jusqu'au 11 mars.

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«À l’occasion des célébrations de son 10e anniversaire, DHC/ART présente L’offre. Que recèle le cadeau, au juste? Par cette pratique séculaire de l’échange, nous sommes confrontés à une gamme d’émotions et de questions qui se complexifient sous l’influence du système dominant de l’économie de marché. N’est-ce vraiment que l’intention qui compte? La personne qui donne est assaillie par une multitude de questions, notamment: qu’est-ce qu’un cadeau approprié, qu’est-ce qu’un cadeau excessif ou insuffisant, et qu’est-ce qui serait utile au destinataire? [...] L’exposition propose une série d’œuvres qui s’intéressent au concept complexe de don et aux notions qui lui sont associées telles que l’échange, la réciprocité, la valeur, l’effort, la trace, le rituel, la gratitude, l’altruisme, l’obligation, la générosité et l’attachement. Elle comprend des peintures, des photographies, des vidéos, des sculptures et même du chant.» dhc-art.org

«True Stories (géologie de la mélancolie)» Katia Gosselin au Centre Skol. Jusqu'au 10 mars.

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«True Stories (géologie de la mélancolie) est un enchevêtrement de liens véridiques, intimes, narratifs et fantasmés. Ce projet propose de jouer entre les lignes ténues du réel et du fictif, des mises en scène qui n’en sont pas, troubles véritables ou imaginés. Il s’inscrit dans une démarche plus large portant sur le souci de restitution engagé dans la monstration de la qualité naturelle des sujets ainsi que de la valorisation de l’imperfection. De cette manière, les séries photographiques de Katia Gosselin font état de récits complexes relatant l’inconfort d’un être au sein d’une société dystopique.» Skol.ca

«Gander Islands» Myriam Yates à la galerie Dazibao. Jusqu'au 10 mars.

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«L’exposition Gander Islands réunit trois œuvres vidéographiques mettant en relation deux lieux insulaires : le terminal international de l’aéroport de Gander et les studios d’artistes de Fogo Island Arts sur l’Ile de Fogo à l’ouest de la côte terre-neuvienne. Bien qu’issus d’époques différentes et ayant des fonctions distinctes, ces lieux partagent une réalité insulaire accentuée par leur proximité géographique. Et, malgré cet isolement, tant l’aéroport que les studios d’artistes sont porteurs d’une ouverture sur le monde qui semble s’incarner dans un soucis tout particulier pour le design et l’architecture.

Dans son ensemble, l’œuvre de Myriam Yates mise sur la puissance évocatrice de lieux singuliers ayant une résonance dans l’imaginaire collectif. Avec un regard photographique, elle réalise des plans vidéographiques minimalistes visant à explorer les dimensions spatiales, parfois transitoires, de ces espaces. Intéressée par leur aménagement — et leur vocation particulière —, l’artiste examine les lieux sous un angle architectural et urbanistique, avec une attention marquée pour l’espace public.» Dazibao.art