Steve Marcoux, programmateur musique chez Scène 1425 et aux évènements spéciaux pour [co]motion

Osheaga Industrie x Baron
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Qui êtes-vous et quel est votre parcours?

Je baigne dans la programmation musicale et les communications depuis 17 ans maintenant. Dès mon arrivée au Cégep de Saint-Laurent, j’ai pris en charge la programmation des spectacles musicaux, tout en continuant des études en Théâtre, pour finalement me rendre compte que j’avais bien plus de fun à organiser qu’à jouer. Voilà sûrement pourquoi j’ai fini mes études en me profilant plus vers la mise en scène que le jeu et en programmant les jeunes talents du moment ( Yann Perreau, Vincent Vallières, Dumas, Les Marmottes Aplaties, Karkwa, Anonymus, etc.)... y a pire comme façon de commencer le métier.

Après des études à l’UQAM en Animation et recherches culturelles, j’ai été stagiaire à la SOPREF pour enchainer comme directeur des services aux membres et des communications. Suite à la fermeture de la SOPREF, j’ai fait le saut en programmation à temps plein pour le festival pancanadien, Coup de cœur francophone.

Durant 7 éditions, j’ai eu le plaisir de programmer des artistes reconnus et encore méconnus d’ici et d’ailleurs, autant à Montréal (110 spectacles par édition) que dans l’ensemble de la francophonie canadienne, soit dans 45 villes. Je m’occupais aussi du volet de la promotion numérique de l’évènement. Avec nos bien petits moyens, on réussissait à se démarquer dans notre ton et dans notre approche promo sans être trop promo justement.

Votre emploi actuel: 

Depuis janvier, je suis programmateur chanson, musique, Scène 14-25 et évènements spéciaux pour [co]motion, agitateur de culture, qui est diffuseur pluridisciplinaire sur le territoire de Laval. 

Parlez-nous davantage de votre rôle de programmateur à [co]motion:

.Nous présentons près de 400 spectacles par année dans 4 salles. Au-delà de la présentation des spectacles dans nos lieux, nous avons la volonté de présenter ce qui est hors norme, la relève en tout genre et de créer l’évènement.

L’historique de [co]motion (auparavant la corporation de la salle André-Mathieu) est quand même d’avoir créé des évènements assez cools, dont la scène 14-25, de la production déléguée d’évènements d’envergure (La GROSSE St-Jean de Laval) ou le festival MRCY. Pour ce qui est du volet festival, on est un peu sur pause. Par contre, on est dans la préparation de trucs qui vont être annoncés prochainement. Donc, disons qu’en plus de la programmation habituelle, on est en train de mijoter beaucoup de choses à court et moyen terme. Ça tient (très) occupé tout ça !

Quels sont les enjeux pour un programmateur? 

Ce qu’on cherche toujours en effectuant de la programmation, c’est autant de surprendre que de correspondre aux attentes. Il faut savoir offrir au public ce qu’il s’attend à voir chez toi, mais aussi ce qu’il ne connait pas encore. Souvent, t’es chanceux, les astres sont alignés: ce que tu as décidé de programmer obtient un buzz de dernière minute au bon moment. Il arrive aussi que tu étais juste un mois avant le buzz et ça se peut que ça aille dans tous les sens ça.

Il y a deux choses que je préfère dans la programmation. En premier lieu, créer l’évènement, mener une première ou un happening. L’autre truc qui m’intéresse, c’est l’accompagnement à long terme dans le parcours d’un artiste. C’est d’être présent pour un projet sur plusieurs années pour qu’éventuellement la rencontre entre l’artiste et le public débouche. J’ai souvent l’anecdote de la première fois où j’ai présenté Klô Pelgag, c’était dans une salle de 80 places, 180 l’année suivante, 255 ensuite, puis dans un Club soda complet.

Sinon, je suis aussi très impliqué naturellement dans les étapes du marketing. À CCF, j’étais, en plus de la programmation, responsable du volet numérique du festival. C’est en moi et c’est un mode dont j’aime la liberté et la créativité et qu’on peut exploiter. C’est hyper important d’être au fait de la commercialisation d’un projet si on veut bien réussir. Voilà pourquoi je m’implique autant sur ce dossier. La prog et le marketing, ce n’est pas 2 doigts de la main, c’est le même doigt: faut que tout fonctionne ensemble.

3 conseils pour ceux qui veulent se lancer dans votre métier?

- Connais TOUTE, du moins essaie. Informe-toi constamment sur tout ce qui passe et tiens pour acquis que tu as toujours à apprendre.

- Travaille ta créativité, c’est un métier de création.

- Apprends à aimer Excel, tu n’as pas idée à quel point tu vas t’en servir.

 

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