DISTORSION: un festival psychédélique où l'union fait la force - Baron Mag

DISTORSION: un festival psychédélique où l'union fait la force

Un nouveau venu dans le monde des festivals débute demain: DISTORSION. L'événement, qui s'échelonne sur 4 jours, fera la part belle à la musique psychédélique tous styles confondus tout en donnant une place à l'art et au cinéma.
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Fruit d'une collaboration entre huit musiciens et producteurs de spectacles montréalais regroupés sous le nom évocateur de la Conspiration psychédélique de Montréal, DISTORSION répond à un manque pour ces amoureux de la scène psychédélique. « On a vu tous les gros festivals qui se sont développés en Amérique du Nord et en Europe, et on a vu qu'à Montréal, il n'y avait pas vraiment une offre qui répondait à cette scène-là, relate Marilyne Lacombe, entre autres fondatrice de l'Autre St-Jean et du Taverne Tour. Donc on a décidé d'aller de l'avant en créant DISTORSION. »

« Ce qui était clair dès le départ, c'est qu'on allait toucher le plus d'arts [possibles] », explique-t-elle. Maxime Hébert, musicien et cofondateur du festival, ajoute: « C'est quand même assez large l'éventail des musiques et des arts représentés par le festival, c'est pas niché. À peu près n'importe qui qui s'intéresse à la musique et aux arts un petit peu plus excentriques va aimer la programmation et les différents artistes qui vont être présents pendant la fin de semaine. »

Ainsi, l'offre de DISTORSION dépasse le « show de mothés » stéréotypé pour embrasser plus large, tout en l'incluant bien sûr dans sa programmation: « On est allé toucher [en] plus [du rock typiquement psychédélique] de l'électro, de l'instrumental, du soft rock, [pour] avoir un éventail assez représentatif de c'est quoi la scène psychédélique aujourd'hui. » résume Marilyne Lacombe. Ainsi, des groupes comme Technical Kidman, « un groupe qui englobe bien la modernité psychédélique », dixit Maxime Hébert,  avec son électro champ gauche, The High Dials et son rock truffé de distorsion ou encore Pawa Up First et ses ambiances cinématographiques se côtoient en toute fluidité dans la programmation musicale.

Le festival offre par ailleurs une belle vitrine aux amateurs de cinéma étrange avec la projection du film Aladdin d'Adam Green jeudi soir et aux artistes avec son Marché psychédélique printanier, qui aura lieu samedi. Marilyne Lacombe spécifie: « Il y a beaucoup beaucoup de marchés à Montréal dans cette période, mais on a réussi à se camper dans une niche intéressante qui n'était pas représentée », à l'image du reste du festival. « On voulait vraiment [des artistes qui] sortent de l'ordinaire, des trucs plus inusités, moins vus, qui collaient à la philosophie et à la direction artistique du festival. »

Le but avoué de DISTORSION est donc de partager l'amour des arts psychédéliques au plus grand nombre. « Je veux qu'il y ait un partage entre la scène et le casual attendee: la personne qui n'est pas dans la scène psychédélique mais qui pourrait s'intéresser à ça avec les bonnes conditions. », souhaite Maxime Hébert. Pour ce faire, le coût de la passe donnant accès à tous les événements du festival a été pensé pour ne pas heurter les petits budgets (10$ par spectacle ou la passe pour les quatre jours à 20$). « On voulait [que les festivaliers] se sentent invités par le coût du billet à prendre une chance et à aller voir les bands qu'ils ne connaissent pas. », confirme-t-il. « Vu qu'on est un collectif, ce festival-là est le fruit de plein de gens qui ont mis un peu de temps à gauche et à droite pour aider à le bâtir, et c'est sûr que ça a aidé à réduire les coûts pour une première année. », complète la cofondatrice. « Notre but avec ça, c'est pas de faire de l'argent, c'est vraiment juste de diffuser de la bonne musique psychédélique, de montrer des bons artistes psychédéliques et de rassembler le plus de gens possible. » précise Hébert.

Le festival a choisi comme quartier général le Matahari Loft, un espace où les fondateurs ont senti tous les possibles. « On avait déjà, dès le début du festival, envie de sortir du traditionnel principe d'aller voir des shows dans des bars, affirme Marilyne Lacombe. L'idée c'était plus de créer une expérience dans un lieu qu'on allait s'approprier. Le Matahari Loft était vraiment parfait pour ça, je pense qu'il dégageait la bonne vibe pour le rassemblement qu'on voulait faire. » Le festival se terminera à l'esco, choisi en partie pour sa terrasse qui accueillera le bbq de clôture. 

Éventuellement, les organisateurs aimeraient amener le festival en plein air, considérant que ce type de musique s'y prête particulièrement bien.

DISTORSION, c'est donc une expérience à vivre sans modération, du 12 au 15 mai.

Pour tous les détails: page facebook