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Loopkin, l'artiste street art aux 1001 projets - Baron Mag
Chaque semaine, on vous présente un ou une artiste qui fait partie de la grande famille de la galerie Fresh Paint.
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Loopkin excelle dans l’art de manier le marqueur. Artiste baignant dans le mouvement street art, ses œuvres, à la fois minimalistes et s’inspirant de l’art naïf, illustrent avec humour les banalités du quotidien. Par le passé, elle a eu la chance de voyager à Londres et à Berlin, là où elle a pu constater que l’art urbain est en constante évolution. Voici Loopkin, artiste oscillant entre les collectifs Skinjackin et Le Cartel, et évoluant autour de la galerie Fresh Paint.

« Étant enfant, j’ai passé beaucoup de temps à dessiner. Je suis passée du dessin au lettrage, puis mon intérêt s’est vraiment plus diffusé à toutes les formes d’interventions urbaines. J’ai toujours eu un grand intérêt pour le graffiti sans jamais passer à l’acte. » Elle obtient en 2010 un diplôme national d’arts plastiques (DNAP) en France.

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Une fois sur le marché du travail, elle acquiert de l’expérience en travaillant pour le festival de street art ARTAQ en France. Cette opportunité lui fait rencontrer plusieurs artistes tels que OKUDA, Oleg, Yoh Nagao, Katre et Ador.

À sa première année à Montréal, elle fait beaucoup de bénévolat dans des festivals et des évènements culturels: « Tu rencontres beaucoup de passionnés, et au fur et à mesure, tu te construis un réseau. La plupart du temps, c’est aussi que ça - on connait quelqu’un qui cherche quelqu’un pour dessiner quelque chose », résume Loopkin.

Actuellement étudiante à l’UQAM, elle dessine et multiplie les croquis. « Puis c’est par ces lignes tracées que certains projets artistiques germent », raconte-t-elle.

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« En ce qui me concerne, dans le street art, je suis encore assez « calme » et je développe ma pratique principalement via le wheatpaste, commente-t-elle à propos de sa pratique. J’ai un goût particulier pour les contours vraiment bien tracés et définis, à l’inverse de ce que l’on peut faire en utilisant l’aérosol. » Ses dessins se développent autour de sujets quotidiens et influencent ainsi son message: « J’ai plus la sensation de me laisser inspirer par mon quotidien, par ce que je vis. Le partage de mon travail auprès des gens, et voir leur réaction est selon moi très valorisant »

Myopie Général

Myopie générale

« J’ai réalisé un dessin qui s’appelle myopie générale. D’une part, il s’agissait d’une situation cocasse à intégrer, puisque je suis myope. En général, mes dessins ne proposent pas de réflexion critique ou quoi que ce soit, c’est plutôt une façon d’évoquer une situation étrange, absurde et loufoque. Sinon, je pense plutôt qu’il s’agit de mon ressenti, de mes expériences sur lesquelles je travaille même si j’utilise des codes ou des symboles qui reviennent assez souvent dans mes dessins. »

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Loopkin nous raconte que Montréal affecte sa façon de créer par la multitude d’organismes artistiques et culturels présents: la galerie Fresh Paint lui a donné l'opportunité de participer à des murales, alors que Le Cartel lui a permis d'utiliser le textile comme canevas en créant un visuel pour un t-shirt l'année dernière. Depuis 2012, l'artiste fait également partie du collectif Skinjackin, un regroupement d’illustrateurs, de graphistes et d’artistes talentueux: « On vient créer des tatouages temporaires sur la peau des gens, la plupart des dessins sont réalisés à base d’humour et de légèreté. On adore détourner des mots, des phrases et s’amuser à décortiquer les noms pour donner complètement autre chose. »

Beats to eat

Graffitis, stickers, pochoirs, collages et plus encore: la scène du street art à Montréal est d’une grande richesse en matière de propositions. « C’est génial, ça pousse à créer et à se dire: « merde moi aussi je veux faire ça ». » Autre point inspirant pour Loopkin: beaucoup de filles qui s’investissent dans scène artistique. « Plus que dans les autres villes où j’ai pu habiter en France. Et ça, c’est cool! »

Elle conseille aux artistes qui souhaitent débuter de voir le plus d’expos et de vernissages possibles, de déposer sa candidature sur des projets qui poussent à sortir de sa zone de confort et à essayer de nouvelles approches. Ses coups de coeur artistiques? « BLU, Mark Jenkins, Poch, Isaac Cordal, M. Chat et chez les filles: FAFI, Miss Van et beaucoup d’autres! »