Caoutchouc Magazine: création et plein de bêtises.

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Caoutchouc Magazine se veut une revue de création pour les enfants de 8 à 12 ans. La tactique: leur faire apprécier l'art visuel en leur donnant la chance de manipuler la revue pour créer des chefs-d'oeuvre. Nous nous sommes entretenus avec l'équipe.

Quelle est l’histoire derrière votre magazine?
En avril 2015, le festival Fanzine Camping (situé à Lyon en France) a lancé un appel à participation de fanzines pour enfants. Célia Portet en a entendu parler et a réuni quelques copains motivés (Anne-Sophie Le Creurer, Lola Coudignac, Nicolas Henry, Apolline Schöser, John Danger et François Walter). Beaucoup d'entre nous ont depuis longtemps l'envie secrète de faire du contenu cool pour les enfants. Ce fut donc une révélation collective! S'est ensuivi une vague de sueur et d'huile de coude, puis Caoutchouc était né.

Comment décririez-vous votre ligne éditoriale?
On a envie de parler aux enfants comme à des personnes et pas comme à des bébés. On veut éviter les contenus trop clownesques ou mignons: les enfants sont bien plus ouverts d'esprit qu'on ne veut leur faire croire! La revue s'adresse aux 8-12 ans et se veut décomplexée, tant dans les sujets que dans les styles visuels.

Pourquoi avoir choisi le média imprimé?
Le choix du média imprimé n'a pas été choisi, c'était évident. En partie parce que notre équipe se sent proche des réseaux indépendants de microédition. Nous sommes attachés au livre, et les enfants aussi. Notre magazine se manipule, se gribouille, se découpe. On se l'approprie.

Quelle est la réaction du public?
Depuis le début, nous présentons le prototype de Caoutchouc dans divers salons et festivals. Comme on débarque dans le milieu de l'édition, tout avis est bon à prendre! Globalement, le magazine plait pour ses illustrations et son contenu décoincé (notamment la double page sur les orifices du corps humain). On est encore en phase de test et les retours, même négatifs, nous aident à améliorer le contenu et la forme.

Quelle est votre stratégie de vente et de croissance? Publicité ou co-branding?
En plus des festivals, nous allons présenter Caoutchouc dans des écoles de notre ville (Nantes) et alentours. On souhaite dans un premier temps une diffusion locale via abonnement pour anticiper les coûts d'impression. Nous faisons donc nous-mêmes notre promotion et comptons sur le bouche-à-oreilles et les réseaux sociaux.

Quels sont vos projets à venir?
Le projet principal est de réussir à sortir notre premier numéro! (rires) Quatre de nos illustrateurs partagent un local au sein d'une maison de quartier pour un an. C'est l'occasion pour chacun de développer son travail personnel, ce qui sera forcément bénéfique pour le contenu de Caoutchouc. On continue à présenter notre projet et animer des ateliers dans des festivals. Venez nous faire coucou!

facebook.com/caoutchoucmagazine
caoutchoucmagazine.tumblr.com

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