« La Pastel Azteca! C’est notre version de la lasagne… » - Tania Jiménez, fondactrice de La centrale culinaire et de Moitié-moitié

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Montréalaise d’adoption depuis 14 ans, Tania Jiménez est très active au niveau de l’industrie culinaire avec ses deux projets Moitié-Moitié et La Centrale culinaire. Elle est aussi designer graphique et directrice artistique. On peut entre autres compter dans ses projet la grille graphique du magazine Caribou. L’entrepreneure d’origine mexicaine s’est livrée au jeu du questionnaire jaifaim.tv.

Comment a débuté l’aventure de Moitié-Moitié et qu’est-ce que c’est?
Moitié-Moitié propose une série d’activités culinaires visant à rassembler des gens issus de différentes cultures pour leur permettre de partager des expériences, d’échanger des idées, de discuter d’égal à égal et de créer des liens entre eux. Au menu: ateliers culinaires, potlucks thématiques, dégustations traditionnelles et activités de teambuilding.

Ce projet est né de mon expérience personnelle en tant qu’immigrante et dans le cadre d’une formation en innovation sociale que j’ai suivie à New York. J’avais le désir d’ouvrir une porte au dialogue multiculturel et de mieux connaître les histoires des gens qui font de Montréal une ville riche en diversité. Rien de mieux que de partager un repas avec eux!

Comment a débuté l’aventure de la Centrale culinaire et qu’est-ce que c’est?
Pendant deux ans, j’ai organisé les activités de Moitié-Moitié un peu partout à travers la ville, comme je n’avais pas de cuisine pour concentrer ces activités au même endroit. En même temps, je rencontrais des entrepreneurs débutant dans l’industrie et des chefs qui cherchaient un lieu pour organiser un atelier ou encore un évènement éphémère. Les lieux disponibles étant rares ou très chers, j’ai eu l’idée de créer un espace collaboratif où tous ces entrepreneurs pourraient réaliser leurs projets et tisser des liens entre eux.

La Centrale culinaire rassemble une communauté créative dédiée à l’art culinaire. Il s’agit d’un espace propice à la création, à la production dans un esprit de partage.

L’atelier tout équipé est le lieu idéal pour les artisans et les traiteurs en démarrage d’entreprise. Aussi, notre cuisine et notre salle de réunion sont disponibles pour la location, la production, la tenue d’ateliers culinaires et d’évènements privés.

Quelle est ta relation avec la nourriture? Pourquoi aimes-tu faire des recettes? 
J’ai toujours été une fille gourmande. Je ne suis pas dédaigneuse et j’aime goûter à tout. Imagine, mes parents m’amenaient manger des tacos au coin de la rue dès l’âge de deux ans! Je ressens autant de plaisir à déguster un sorbet lors d’un pique-nique au parc qu’à savourer un repas très raffiné dans un restaurant gastronomique. J’adore partager la table avec mes amis et ma famille, mais j’ai appris aussi à apprécier mes repas en solo.

J’aime cuisiner pour les autres, car je le fais avec beaucoup d’amour… C’est comme ça que mes parents le faisaient pour notre famille.

Qu’est-ce que tu écoutes comme musique lorsque tu cuisines, quel genre de musique t’inspire le plus?
Ça dépend de l’heure de la journée et du repas que je cuisine. Un samedi matin, je vais écouter – et « chanter » – les classiques du rock en espagnol des années 80, en préparant un brunch. Un jeudi soir, je vais cuisiner le souper avec un verre de vin ou un cocktail en main et la musique des années 60.

Quelle est la première recette que tu as appris à faire? Peux-tu nous l’expliquer?
Pastel Azteca! C’est notre version de la lasagne… très simple à faire et l’on retrouve les saveurs typiques de la cuisine mexicaine. Alors, on fait une sauce rouge maison (tomates, oignons, ail, persil), on prépare des piments poblanos (rôtis et épluchés) et des grains de maïs (cuits), puis on fait frire quelques tortillas de maïs. Une fois tous les ingrédients prêts, on fait l’assemblage à la façon d’une lasagne : sauce, tortillas, piments poblanos et grains de maïs, crème fraîche et ainsi de suite. On finit la dernière couche avec du fromage Oaxaca ou Manchego. On enfourne pendant 20 minutes et c’est prêt! Pour une version avec viande, on peut ajouter du poulet effiloché entre les couches.

Quels sont les aliments dont tu ne pourrais jamais te passer et pourquoi?
Je n’imagine pas ma vie sans fruits! Surtout les mangues, avocats, framboises, goyaves et pamplemousses. Chez mes parents, il y avait toujours un grand bol plein des fruits… ma sœur et moi en mangions tout le temps en guise de collation. J’adore aussi les jus de légumes : carottes-betteraves, céleri-orange-kale-gingembre, etc. Et bon… dans le pain et le fromage, je trouve un côté réconfortant.

Qu’aimes-tu le plus cuisiner pour ta petite famille, tes amis ou pour impressionner?
Pour moi et mon copain, j’ai beaucoup de plaisir à cuisiner des recettes simples : soupes, salades, poisson, pâtes. Pour mes amis, ça va être quelque chose de la gastronomie mexicaine ou des mets plus compliqués.

Quel est le pire repas que l’on t’ait servi? 
Hmmm!... Difficile à dire. En fait, je ne pense pas à un plat spécifique, mais surtout à un mauvais service. L’attitude du serveur peut complètement gâcher un bon repas.

Je viens manger chez toi ce soir, que vas-tu me servir? Comment vas-tu le préparer?
Ce serait certainement la cuisine mexicaine : quelques bouchées en entrée (guacamole, jícama con chile, ceviche), une soupe au cactus, la recette d’enchiladas de ma mère et une mousse à la mangue. Pour les boissons, ce serait desmargaritas et agua de jamaica (hibiscus).

Et qu’est-ce que tu vas mettre comme musique pour créer l’ambiance?
La Sonora Santanera! C’est une bande qui a commencé son histoire aux années 50 et ils sont très connus par leur rythmes de cha-cha-chá, danzón et mambo.