« Il faut savoir ce qui est le mieux pour soi. » - Simon Robitaille, fondateur de Taxi Promo

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C’est en janvier 2007, un diplôme de l’École du Show-Business en poche, que Simon Robitaille a fondé Taxi Promo, une compagnie qui se concentre sur la promotion, la gérance et les relations de presse. Travaillant avec des artistes indépendants ou signés, d’horizons aussi divers que Maxime McGraw, Joe Bocan, Cherry Chérie, Michel Louvain et de nombreux autres, le mélomane a une seule passion en tête: la musique.

Avant de se lancer dans cette aventure, Robitaille a pris de l’expérience chez Buzz Communications et les Disques Passeport en tant qu’adjoint à la promotion et à l’administration. Et c’est très tôt que le fondateur de Taxi Promo a su qu’il allait un jour œuvrer dans le milieu des arts et de la culture. « Depuis que je suis petit, je sais que je veux travailler dans ce domaine. La question, c'était de savoir dans quel métier! (Rires) » Au fil du temps, le métier d'attaché de presse lui tombe dans l'oeil... et on connaît la suite.

« Qu'est-ce qu'on peut faire plus? »

Si ce n'est d'un intérêt naturel pour les arts et spectacles, quel était le but de Robitaille en fondant Taxi Promo? « Aider les artistes à atteindre leurs rêves! Je ne veux pas que ça s'arrête à l'envoi d'un communiqué de presse. Je veux présenter l'artiste avec lequel je travaille à tout le monde, pousser pour qu'il se fasse connaître. La mission de Taxi Promo, c'est d'aider au développement. À développer une carrière. On se bat pour trouver des arguments, des stratégies. On crée l'événement. Souvent, les maisons de disques ne pensent qu'au buzz actuel: nous, on pense à long terme. »

Concrètement, cette ligne directrice prend quelle forme? « C'est de se poser constamment la question: qu'est-ce qu'on peut faire de plus? Dans un monde où on n'en finit plus d’avoir des artistes, comment attirer l’attention du public? Par exemple: j'ai travaillé avec Marc Déry pour pousser davantage la chanson D'Hôtel en Hôtel. On s'est demandé comment la mettre plus de l'avant... Et on s'est dit: pourquoi pas une tournée de spectacles dans une chambre d'hôtel? Marc Déry, une guitare, un lit, des chaises... Et voilà, on avait un concept! »

« L'industrie va mal, mais la musique va très bien ! »

Avec toute cette expérience derrière la cravate, comment Robitaille perçoit-il la scène indépendante? « Il y a une tonne d'artistes. C'est complètement fou! On dit que l'industrie musicale va mal: oui, mais la musique va très bien! (Rires) Avec la démocratisation de la culture, on a maintenant droit à une énorme variété. Il y a de plus en plus d'artistes indépendants. Et je te dirais que c'est encore mieux! Il y a une liberté, une marge de manœuvre très positive pour le musicien. »

Un conseil à donner à un artiste qui souhaite se lancer dans l'industrie, sans nécessairement avoir l'intention de courir après un label? « Il faut se renseigner, dépendamment du son qu'on fait. Lire des livres, poser des questions aux bonnes personnes. Il faut savoir ce qui est le mieux pour soi. Avant d'envoyer 25 démos, ça ne coûte rien de demander un avis. Il faut savoir dans quel milieu on embarque, comment ça fonctionne. Se demander: est-ce que je suis capable de le faire moi-même? Dans « show-business », il y a le mot « business »! »

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