CreativeMornings MTL: déjà 20 doses d'inspiration matinale

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Le chapitre montréalais des fameuses conférences matinales CreativeMornings en sera à sa 20e édition vendredi prochain. Comme son nom l'indique, chaque dernier vendredi du mois, les Montréalais sont conviés à un événement de 90 minutes où un conférencier traite d'un thème commun à tous les chapitres CreativeMornings dans le monde, qu'il adapte à la saveur local pour un résultat inédit. Pour le 20e, Alexandre Taillefer du Musée d'art contemporain de Montréal recevra la communauté de créatifs matinaux au musée pour une discussion autour du thème de l'éducation. Nous avons rencontré Louis-Félix Binette, directeur général, et Francis Gosselin, directeur du contenu, pour parler de ce qui rend CreativeMornings MTL (MTLCM) unique.

C'est pour rendre honneur à la réputation créative de Montréal que le chapitre montréalais de CreativeMornings a débuté en mai 2013. « On voyait qu'il y en avait dans d'autres villes canadiennes, et on trouvait ça quand même étrange que Montréal, qui est quand même une capitale créative, n'avait pas son chapitre » raconte Gosselin. Des 8 qu'ils étaient au départ, aucun n'avait d'expérience en organisation d'événement sauf une. « On l'a fait pour apprendre à le faire », résume-t-il. Signe de leur apprentissage fructueux, les conférences mensuelles gratuites attirent maintenant entre 300 et 400 personnes, sans compter la centaine qui n'arrive pas à mettre la main sur un billet. « Il y a une communauté qui est derrière ça, qui a des attentes. On a des milliers de fans sur facebook, les billets partent en 50 secondes, les gens sont vraiment enthousiastes ». C'est donc sur l'animation de cette communauté que l'accent est mis, maintenant que l'équipe est confortable dans sa capacité à organiser des événements où la magie opère.

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Dès les débuts, l'une des réalités avec laquelle l'équipe a dû jongler est la mixité des deux langues. Une volonté d'équilibre entre le contenu francophone et anglophone était présente dès le début, tout comme l'équité entre conférenciers masculins et féminins, et s'est transformée en désir de « faire vraiment des événements qui sont agnostiques à la discipline. De permettre à des gens de différentes disciplines de se rencontrer, de faire un événement hors-norme et de faire des rencontres improbables » explique Binette.

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En résulte une communauté mixte qui rassemble autant des créatifs que des gens d'affaires, dont la composition permet d'« exposer [les différents conférenciers] à un public en dehors de leur clique habituelle. Des gens qui sont connus dans leur communauté, mais comme on a une communauté qui est variée, le but c'est de les faire connaitre à d'autres personnes » expose Binette. « On pense que ça a une vertu. »

Une autre spécialité du chapitre montréalais est son aspect nomade: chaque mois, la conférence se tient en un lieu différent, invitant la communauté MTLCM à sillonner Montréal au nom de la créativité. Du Parisian Laundry dans St-Henri au Planétarium en passant par le Mile-Ex et Griffintown, les MTLCM ne sont pas près de s'arrêter de bouger: « Changer de lieu, c'est extrêmement coûteux en terme de temps et d'énergie », raconte Binette. « Mais ça nous amène nous, en tant qu'organisateurs, à rencontrer toutes sortes de personnes, et ça amène notre communauté aussi à se déplacer, et à voir différents quartiers de Montréal où ils ne sont pas habitués à aller. »

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La prochaine étape pour MTLCM sera d'assurer la pérennité de l'organisation. La venue de Cossette en tant que commanditaire principale l'année dernière a permis à l'équipe d'avoir un appui de taille et de planifier plus à l'avance leurs événements pour faire ressentir l'extraordinaire à ceux qui y assistent. Un désir de laisser une marque qui dépasse l'OBNL de CreativeMornings Montréal et de contribuer à forger le Montréal créatif a poussé l'équipe à faire un engagement lors de « Je vois Montréal »: la tenue d'un Sommet économique sur les communautés créatives en 2015. « Ce qu'on veut, c'est démontrer l'impact positif qu'ont les communautés créatives - MTLCM n'en étant qu'une - sur l'économie montréalaise, en terme d'opportunités d'emplois pour les entreprises, qu'elles fassent partie des industries créatives ou non » raconte le directeur-général. À suivre.

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En un peu moins de deux ans, l'équipe de MTLCM a réussi à créer un rendez-vous signature autour duquel une communauté stimulante gravite mois après mois. « Il se passe quelque chose qui n'est pas ordinaire », dit Binette. « C'est dû au travail qu'on fait, aux speakers qui se donnent corps et âme pour faire quelque chose d'exceptionnel, aux bénévoles, au monde qui vient, aux lieux qui nous sont prêtés. Pourtant, c'est juste un événement qui dure 90 minutes, mais ça donne un boost pour la journée. Ça me fascine: on gère une compagnie qui a des affaires à faire, mais il n'y a aucun vendredi de CreativeMornings qui est une journée comme les autres. »

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Pour profiter vous aussi de l'impulsion CreativeMornings, rendez-vous le 19 décembre prochain.

Pour s'inscrire: lundi le 15 décembre à 11h ici.
Pour plus d'information sur le chapitre montréalais et les vidéos des conférences passées: CreativeMornings Montréal

Crédits photos:
En-tête: John Bowie
Corps de texte, en ordre d'apparition: John Bowie, Max Riché, Max Riché, Tayaout-Nicolas, Taran Matharu.
Toutes les photos utilisées dans ce texte sont tirées de la page Flickr de CreativeMornings Montréal