Journalisme musical numérique de Montréal: varier ses revenus, mettre en valeur son contenu - Baron Mag

Journalisme musical numérique de Montréal: varier ses revenus, mettre en valeur son contenu

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Pendant la déferlante de M pour Montréal, Baron en a profité pour s'instruire sur l'état du journalisme musical numérique. Au menu, des panélistes de choix: notre collaboratrice Mélissa Pelletier, également du Huffington Post, Cassie Doubleday de SSENSE, et Alexis Charpentier de Music is my sanctuary. Le tout était animé par Slava Pastuk de Noisey. Voici le résumé en cinq conseils.

L'importance du réseau
« Si tu me grattes le dos, je te gratterai le tien aussi », dit Cassie Doubleday. En partageant le contenu de personnes influentes du milieu, en se bâtissant un réseau sur les sites musicaux tels que Soundcloud, ou encore en participant aux discussions sur Twitter et Facebook, on reste visible tout en démontrant notre intérêt.

Variez vos revenus
Primordial. Le web et son contenu est morcelé, les revenus le sont tout autant. Les revenus provenant de la publicité affichée sur votre site doivent servir de filet de sécurité, et ne pas compter pour plus de 20% de vos revenus, selon Alexis Charpentier.

Gardez une bonne présence hors-ligne
« La plupart de l'argent est hors-ligne », selon Cassie Doubleday. Il faut donc multiplier les présences en dehors du web, que ce soit à des ateliers, des soirées de réseautage ou des événements. Alexis Charpentier en est un bon exemple. Alors que son site Music is my sanctuary est alimenté sur une base régulière, son autre projet événementiel, 24 hours of vinyl, lui attire plus de trafic, même si le site n'est alimenté que lors des événements. Ces événements sont précieux lorsqu'il s'agit de trouver des commandites. L'effort de quitter son écran des yeux en vaut donc vraiment la peine!

Gardez vos collaborateurs heureux
Les conférenciers s'entendent sur ce point: le succès de leur site repose en grande partie sur le contenu que les collaborateurs produisent. En conséquent, il faut s'assurer que ceux-ci soient stimulés et satisfaits, pour éviter qu'ils quittent après quelques articles. Pour Mélissa Pelletier, aussi rédactrice en chef du webzine Les Méconnus, c'est de s'assurer que les collaborateurs soient des passionnés. Pour Alexis Charpentier, c'est de s'assurer que ses futurs collaborateurs partagent la même vision et des valeurs similaires, allant jusqu'à discuter une heure avec eux par téléphone.

Le temps passé à diffuser son contenu devrait être égal au temps passé à le créer
Pour certains journalistes, le travail s'arrête une fois l'article écrit. Or, les panélistes présents insistent: il est primordial de développer son côté entrepreneurial et de trouver des stratégies pour mettre son contenu en valeur. À méditer!

Crédit photo: Maryse Boyce