Tell mum everything is ok : contribution active

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Les Éditions Fpcf, basées à Paris, publient Tell mum everything is ok, un fanzine bilingue (français et anglais) constitué de collaborations actives. Les lecteurs sont les journalistes et proposent les thèmes du prochain numéro. Depuis le lancement de la première édition, en 2009, avec 150 copies vendues en 5 jours, dans un marché local seulement, Tell mum everything is ok a atteint un lectorat international et a augmenté son tirage à 1000 exemplaires par numéro. Entrevue avec les fondateurs, Maxime Milanesi et Claire Schvartz.

Baron : Quelle est l’histoire de Tell mum everything is ok
Tell mum everything is ok : C'est une revue photo thématique, conçue à la base comme un fanzine. C'est un projet collectif et ouvert à tous, qui a pour but de rassembler des contributions diverses en un volume imprimé.

Chaque numéro est basé sur un thème différent et présente le travail de nombreux photographes, sans distinction entre amateurs ou professionnels reconnus. Cette revue est un projet non lucratif et se veut aussi l'écho de la diversité du medium photographique.

Tell mum everything is ok : contribution active

B. : Comment décririez-vous votre ligne éditoriale ? 
T. M. E. I. O. K. : Nous cherchons avant tout à "raconter" une histoire différente à chaque numéro. Le principe de participation, ouvert à tous, permet de recevoir des contributions très différentes et variées. Contrairement à d'autres revues, nous n'accordons que peu d'importance à qui nous envoie des contributions, seul le travail compte.

L'idée principale est d'extraire des photos de séries pour les confronter dans un ensemble varié, rassemblant ainsi des travaux qui n'auraient jamais pu dialoguer autrement.

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B. : Pourquoi avoir choisi le média imprimé ? 
T. M. E. I. O. K. : Nous sommes tous les deux passionnés de livres et d'objets imprimés. Il nous semblait naturel d'essayer nous-mêmes de proposer ce genre d'objet.

D'autre part, un des objectifs de ce projet est aussi d'extraire des images d'Internet pour les réunir dans un objet imprimé, proposant ainsi une autre lecture de ces travaux. Une approche sur papier qui ne nécessite pas d'interaction avec un écran et qui donne une place nouvelle aux images.

B. : Quelle est la réaction du public ? 
T. M. E. I. O. K. : La revue est plutôt appréciée et nous recevons chaque fois plus de contributions. Ce nouveau numéro (sortie prévue fin 2014) sera aussi l'occasion d'ouvrir un nouveau chapitre, près de trois ans après avoir publié le numéro 5 de Tell mum everything is ok. Nous travaillons actuellement à la sélection des contributions et réfléchissons aussi à un nouveau format. Le chapitre deux est en marche !

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B. : Quelle est votre stratégie de vente et de croissance ? Publicité ou co-branding ?
T. M. E. I. O. K. : Je ne sais pas si l'on peut parler de stratégie... nous sommes une maison d'édition associative, sans visée lucrative. Bien sûr, il faut vendre des exemplaires pour nous y retrouver, mais nous n'avons aucune démarche marketing, hormis un peu de communication sur Internet.

Tell mum everything is ok : contribution active

B. : Pouvez-vous nous donner un état des lieux de la scène médiatique de niche en France ?
T. M. E. I. O. K. : La question parait difficile, tant cette scène est riche !
Il semble qu'il y ait moins de projets photos "alternatifs" à sortir en ce moment, la tendance étant revenue à des objets plus sophistiqués, mieux fabriqués.
Certains collectifs ont disparu, d'autres se créent. Quoi qu'il en soit, l'édition artisanale, la micro-édition, se portent bien et ce genre d’objets semble piquer de plus en plus la curiosité du public.

editionsfpcf.com