Compte rendu : Boomerang la conférence - Baron Mag

Compte rendu : Boomerang la conférence

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Plus de 500 professionnels des communications, du marketing, des médias et du numérique ont participé à Boomerang la conférence, le jeudi 1er mai, au Palais des congrès. Cet évènement est un véritable état des lieux des dernières tendances et des meilleures pratiques en marketing numérique. Que ce soit les objets connectés, les villes intelligentes, les applications qui simplifient la vie, le crowdfunding, ou encore l’importance des réseaux sociaux, Baron revient sur les moments clés de cette journée.

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C’est avec enthousiasme que l’équipe de Baron s’est rendue de bon matin au Palais des congrès pour participer à Boomerang la conférence. Après un petit café offert par Kijiji et un bon croissant, on était prêts à assister aux exposés donnés par des professionnels du marketing numérique.

La journée a débuté avec le designer Golden Krishna de chez Samsung. L’absence d’interface est elle la meilleure interface ? Pour lui, c’est possible : « Les esprits créatifs de la technologie devraient se focaliser sur la résolution de problèmes. Pas juste sur la création d’interfaces. »

Golden Krishna a donné l’exemple d’entreprises qui mettent au point des applications pour débarrer et démarrer une voiture, en se demandant s’il s’agissant d’une innovation réellement plus pratique. Le designer a ensuite démontré qu’avec l’utilisation d’applications de ce genre, l’utilisateur se voit dans l’obligation de prendre son téléphone pour réaliser des gestes simples et rapides qui ne requièrent aucune interface en temps normal.

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« À cause des interfaces, nous sommes obligés de naviguer à travers des informations complexes pour réussir à faire quelque chose de simple. Et, surtout, nous sommes toujours éloignés des choses que nous voulons faire. En n’adoptant pas d’interface, on parvient à se concentrer directement sur nos besoins », a soutenu Golden Krishna.

Lidia Divry, directrice générale de TechnoMontréal, a ensuite parlé des villes intelligentes, en compagnie de Jean François Barsoum d’IBM, de Charles Gosselin et de Benjamin Mathieu, pour Bell et Astral. « Aujourd’hui, les villes évoluent très rapidement », a affirmé Lidia Divry en prenant pour exemple la ville de Shanghai, qui, en cinq ans, a complètement changé de visage. Divry a enchaîné en présentant l’application Montréal métropole numérique, tout en insistant sur l’importance du rôle des concepteurs, précisant au passage que ces derniers devaient se mettre à la place de l’utilisateur.

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Par la suite, Diana Yazidjian, de DFY Consulting, est montée sur scène pour parler de l’influence du crowdfunding en communication-marketing. Aujourd’hui, beaucoup connaissent le crowdfunding, mais peu savent qu’il se décline en quatre modèles. « Le crowdfunding existe depuis toujours, a ajouté Mme Yazidjian, mais aujourd’hui, avec la présence des réseaux sociaux et d’Internet, cette alternative de financement s’amplifie. »

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Une table ronde a suivi l’exposé de Diana Yazidjin, regroupant Yves Léveillé d’Uniprix, Yves Rannou de Vacances Air Canada, Nicolas Gaudreau du Groupe Pages Jaunes et de Martin Aubut de L’Oréal Canada. Pendant 45 minutes, ces 4 acteurs importants de l’industrie du marketing numérique ont fait un état des lieux des défis du numérique pour leur entreprise respective et des pratiques en communication marketing numériques.

Après le dîner, Catherine Bourbeau et Marie-Nathalie Poirier, anthropologue et stratège numériques chez TELUS Québec, ont exposé leur point de vue sur le full data en tant qu’avenir du numérique. Pour faire la différence entre full data et Big Data, elles ont fait mention qu’une approche couplant des méthodes de recherches quantitatives et qualitatives permettrait d’atteindre un haut niveau de validité.

Pour changer de ton, Nicholas Rousseau, directeur marketing des restaurants Valentine, et Alexis Robin, directeur interactif chez Lg2, sont venus illustrer comment, avec l’aide de l’application Marche ta poutine, une app peut transformer la culpabilité d’avoir dévoré une poutine en mérite, en la voyant s’éliminer au cours de la journée.

Les deux conférenciers ont expliqué comment ils ont réussi à établir, avec cette application, une relation intime entre Valentine et ses clients. « On ne peut plus, en cette ère de la mobilité, envisager la communication-marketing en silo », a martelé Nicholas Rousseau. Comme quoi une application simple, qui s’intéresse aux besoins primaires d’une clientèle ciblée, peut avoir un réel succès en moins d’une semaine.

L’avant-dernière conférence a été menée par Nick Parish, éditeur de la division nord-américaine du magazine Contagious, et portait sur « l’Internet des objets » au service de la communication-marketing. Parish a démontré comment, aujourd’hui, avec « l’Internet des objets », les marques utilisent une foule de technologies et de senseurs pour être connectées avec leurs clients. À titre d’exemples innovants, Nick Parish a cité l’application Touch Room et une vidéo promotionnelle de Durex, en Australie.

Pour clôturer le bal, Sylvain Carle, évangéliste technologique chez Twitter, a présenté un exposé intitulé : Twitter, le pouls de la planète. Durant cette conférence, Carle, surnommé « the frog in the valley », a énuméré les raisons pour lesquelles il fait aujourd’hui partie d’une entreprise qui est utilisée par plus de 24 millions de personnes et qui génère, au quotidien, 500 millions de messages.

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Il a ensuite fait une brève démonstration des différentes fonctionnalités de Twitter, avouant, au passage, sa passion en tant que geek ou nerd (comme il aime se définir) pour TweetDeck.

La journée, organisée par Infopresse, s’est terminée autour d’un petit verre de vin et de quelques bretzels.

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