Startups et Marmalades - Baron Mag

Startups et Marmalades

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Des startups se créent de façon exponentielle au Québec depuis peu. L’ère est à la technologie mobile. Dans l’univers de ces entreprises qui émergent, Baron a rencontré Jeff Lizotte, mieux connu sous le nom de Jeff Lee. L’entrepreneur, qui a mené le navire de bombe.tv, est maintenant à la barre de Marmalades, une application pour ceux qui aiment la lecture numérique. Jeff, spécialiste en marketing, s’est associé à Mathieu René et Mathieu O’Connor, respectivement directeur de la technologie et directeur exécutif. Baron s’est rendu dans les bureaux de Marmalades pour en savoir plus sur l’entreprise.

Baron : Marmalades est, à la base, une application pour favoriser la lecture numérique. Comment a démarré le projet ?
Jeff Lee : Le but est d’augmenter l’expérience de lecture. Dans notre cas, il s’agit de donner la possibilité aux gens de cliquer sur n’importe quel mot dans un livre pour accéder immédiatement à du contenu pertinent sur le web (vidéo, photo, articles), en lien avec le contexte du livre. Ce qu’on appelle du contextual search.

B. : Mais vous comptez aller plus loin qu’une simple application…
J. L. : Notre app est la première déclinaison de notre technologie. Nous pensons déjà à intégrer nos fonctions de recherche sur des plateformes en ligne, des magazines numériques et des journaux électroniques.

B. : En quoi cette technologie peut-elle séduire les médias numériques ? Pourquoi ont-ils intérêt à acheter votre technologie ?
J. L. : Marmalades permettrait de combler le gouffre de la curiosité chez les lecteurs en permettant à l’éditeur de proposer du contenu pertinent à son lectorat. De cette façon, on fidélise davantage le lecteur ou le visiteur, au lieu de l’envoyer chercher davantage d’information ailleurs sur le Web. Bref, plus d’engagement, de rétention et de monétisation.

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B. : Le financement est l’un des aspects les plus importants dans les startups. Comment s’en tire Marmalades, jusqu’à maintenant, et quel est le modèle d’affaires à long terme ? 
J. L. : On préfère attendre le lancement de notre app pour lever des fonds. Ça nous permet de garder le contrôle et le plein pouvoir sur les décisions. Par contre, ça nous oblige à investir notre propre temps et argent. Mathieu et Mathieu ont déjà une compagnie de technologie alors, évidemment, ils absorbent une partie du risque et des heures de développement.

B. : Selon toi, quelles sont les qualités qu’une startup doit avoir pour percer ? Quelles sont les idées qui ont le potentiel pour se démarquer ?
J. L. : Ça prend une bonne idée, mais surtout une bonne équipe. L’idée, tu peux toujours l’ajuster, mais c’est l’équipe qui doit être assez vite sur ses patins. Là où ça se joue, ensuite, c’est au niveau de la mise en marché, du PR et des ventes. Mais ça, c’est ma job, alors ça devrait bien se passer.

B. : Est-ce que les enjeux des startups ont changé avec le temps ? Que sont-ils devenus ?
J. L. : Le modèle de revenu reste l’enjeu central. C’est bien d’avoir des utilisateurs par centaines de milliers, mais les serveurs et les interactions coûtent cher. Si on veut commencer à générer des profits pour les investisseurs, il faut que quelqu’un paie en fin de compte. En 2013, les gens s’attendent à utiliser tous les services gratuitement. Faut être créatif. Souvent, les startups vont vendre des forfaits prémiums pour upgrader l’expérience offerte aux clients.

B. : À quels enjeux crois-tu que Marmalades devra faire face dans un futur immédiat ?
J. L. : Sortir notre sacrée app au plus vite.

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