Mon père m’a dit : « Sors de là immédiatement ! » - Kandle Osborne

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Le 5 mars, l’auteur compositrice interprète Kandle, accompagnée des Crooks, son stage band, était en concert au Cabaret la Tulipe, pour la sortie de son premier album, In flames (sur Dare To Care). Avec sa voix unique et sensuelle, elle a envouté son public toute la soirée en interprétant les titres de son nouvel opus. Avant son entrée sur scène, Baron a pu échanger avec l’artiste dans sa loge.

« Le conseil que mon père m’a donné… c’est de sortir de l’industrie musicale sans tarder », avoue la fille de Neil Osborne, leader du groupe 54-40, en éclatant de rire. Mais Kandle, du haut de ses 23 ans, rêve déjà de tournées internationales et de nombreuses sorties d’album.

Depuis quelques années, elle s’entraîne seule, en s’enregistrant devant son ordinateur, cherchant à s’améliorer constamment pour servir cette passion pour la musique, découverte par accident : « Au départ, je faisais des études en photographie à Toronto, explique-t-elle. À 18 ans, j’ai commencé à jouer de la guitare et à écrire des chansons, mais je ne savais pas du tout chanter. J’ai donc demandé à d’autres personnes de chanter mes chansons, et j’ai formé un groupe qui s’appelait Blue Violets avec ma sœur comme chanteuse. » Un premier projet musical où Kandle s’implique plus que les autres membres. Elle écrit plusieurs chansons, mais ses créations laissent les membres du groupe indifférents. Après un certain temps, elle réalise qu’elle ne serait mieux servie que par elle-même et décide de faire cavalier seul.

Depuis trois ans, cette chanteuse audacieuse et autodidacte s’est installée à Montréal et s’inspire, sans cesse, de tout ce qui l’entoure, pour réaliser sa musique.

Se décrivant comme une fille triste, elle évacue ses pensées négatives dans ses chansons, ce qui explique son univers sombre et mélancolique, qu’on compare souvent à ceux de Tom Waits ou Nick Cave. « C’est une sorte de thérapie : j’écris une chanson par semaine et je me sens mieux. De toute façon, je n’aime pas les chansons joyeuses et je ne sais pas en écrire. Je traduis juste ce que je ressens naturellement, ajoute-t-elle. »

Avec son look vestimentaire particulier et son visage qui s’apparente à celui d’une poupée, elle fait vibrer son public. Très active sur les réseaux sociaux, elle dévoile sa vie aux personnes qui la suivent, pour créer un lien de proximité, mais aussi pour faire sa propre promotion. « Nous ne sommes encore qu’au début, on vient tout juste de commencer, je ne sais même pas vraiment si j’ai des fans, mais je suis une fille et c’est normal de partager ses photos sur Facebook et Instagram, c’est le fun et j’aime ça. »

Aujourd’hui, avec la sortie de son premier album, Kandle est remplie de grandes ambitions et espère se lancer dans une vraie carrière musicale qui lui permettra de vivre et de ne plus devoir sacrifier son temps à autre chose qu’à la musique. Elle prévoit déjà aller en France au printemps et mise aussi sur un contrat de distribution aux États-Unis.

Entre temps, elle doit encore se contenter de garder des enfants et de faire le ménage pour gagner un peu d’argent.

kandlemusic.com