Le nouvel Espace MASSIVart : un laboratoire ouvert - Baron Mag

Le nouvel Espace MASSIVart : un laboratoire ouvert

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MASSIVart célèbre ses cinq ans dans son tout nouvel espace, au 620 rue Saint Paul Ouest, à Montréal. Véritable laboratoire ouvert, la mission première de l’Espace MASSIVart est de promouvoir les pratiques artistiques actuelles de la scène locale et internationale. Le jeudi 13 février, l’endroit pluridisciplinaire accueillait, au sein de ses 10 000 pieds carrés, amis, partenaires, artistes et DJs pour faire vibrer la soirée.

À cette occasion, Baron a eu la chance de poser quelques questions à Philippe Demers, directeur général et cofondateur de MASSIVart, pour en savoir plus sur l’Espace MASSIVart.

Baron : D’où vient l’idée d’avoir un lieu comme celui-ci ?
Philippe Demers : Cela nous est un peu tombé dessus ; c’est une sorte de cadeau du ciel. On a appris en novembre qu’on pouvait occuper cet espace, c’est donc très récent. Ce n’était pas du tout dans nos plans d’avoir un lieu comme celui-ci maintenant, même si à long terme nous y avions déjà réfléchi. On ne voyait pas cela arriver d’ici trois ans, mais quelques bonnes rencontres nous ont aidé à accélérer les choses. Avec le soutien de certains mécènes, nous avons réussi à obtenir cet espace qui va nous servir à renforcer la mission de MASSIVart. Avec cet espace, on a finalement une maison, un chez nous, au bout de cinq ans de labeur.

B. : Comment comptez-vous l’exploiter ?
P. D. : L’Espace MASSIVart est un endroit qui se veut polyvalent. L’idée, c’est de réussir à y amener un maximum de projets artistiques qui viennent soutenir la communauté des arts à Montréal. On compte y accueillir de nombreux évènements, des hubs, des workshops, une large programmation d’expositions… On a déjà le rallye des galeries qui va se tenir ici, au printemps, et puis, bien évidemment, on va y faire un lieu de prédilection et un quartier général pour la cinquième édition de Chromatik 2014. On a donc déjà beaucoup d’évènements programmés alors que l’on vient à peine d’ouvrir, ce qui nous réserve pas mal de surprises.

En plus d’utiliser l’espace comme lieu de diffusion, on y héberge aussi des ateliers d’artistes, des bureaux pour opérateurs artistiques et un espace ouvert pour des évènements, workshops ou galeries. Pour nous, c’est très important, car ça va nous permettre de rester entourés des créateurs et d’être inspirés au quotidien.

Ces différents espaces répondent à différents besoins dans le processus de création et fusionnent pour former une plateforme d’échange et de création qui permet à chacun de développer son projet de manière individuelle, le tout avec une dynamique collective.

B. : Est-ce que vous allez être ouvert tous les jours au public ou vous préférez vous concentrer sur certains évènements précis ?
P. D. : On ne veut pas faire de ce lieu une galerie commerciale ; il y en a déjà bien assez à Montréal et elles font très bien leur boulot. Chez MASSIVart, on travaille beaucoup du matin au soir donc on sera souvent présents, mais, en général, on ne veut pas d’heures d’ouverture au grand public… même si tous sont les bienvenus pour nous proposer des idées de projets !

B. : Aviez-vous une préférence en ce qui concerne l’endroit où vous alliez avoir pignon sur rue ?
P. D. : En réalité, on n’a pas vraiment choisi le quartier, puisque cela nous est un peu tombé dessus. Mais je pense que c’est un quartier à exploiter : l’offre artistique y est de plus en plus présente et c’est un grand atout pour notre projet. Il y a, par exemple, le centre PHI qui est à proximité et d’autres grands acteurs qui commencent à se positionner ici, dans le Vieux-Montréal. L’année dernière, nous avions choisi de faire Chromatik à la Fonderie Darling, à deux coins de rue d’ici et cela avait eu beaucoup de succès. J’espère que ce sera de même pour l’espace MASSIVart.

B. : Après cinq ans, êtes-vous satisfaits de l’évolution de MASSIVart ?
P. D. : Je suis très fier qu’on puisse enfin souffler notre cinquième bougie. Pour nous, on vient d’atteindre un cap. On ne savait pas vraiment si nous allions réussir à le franchir au commencement. C’est aussi la preuve qu’on prend de la maturité et que l’on se développe, surtout avec l’arrivée de ce nouveau lieu. Cela confirme le rôle important que l’on joue dans la scène artistique montréalaise. Les choses se sont vite accélérées, ce qui est plutôt intéressant pour nous. On a aussi tout un volet international qui est en train de se développer à Paris, Miami, Toronto et Vancouver… mais vous en saurez plus au cours de l’année.

B. : Vous jouez un rôle important sur la scène artistique québécoise. Comment la percevez-vous, aujourd’hui ?
P. D. : Je pense qu’il y a un bon renouveau, une bonne scène. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est toute la philanthropie qui est de plus en plus active et de plus en plus au cœur des thématiques des gens d’affaires. Que ce soit sur le plan créatif et international, la scène artistique d’aujourd’hui n’en finit pas de se développer. Montréal est une ville avec un beau rayonnement artistique.

massivart.ca