Festival Scene Fest

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S.C.E.N.E. Music Festival
9 Juin
St. Catharines [Ontario]
scenemusicfestival.com

Le 9 juin avait lieu la 18e édition du festival Scene Fest, à St. Catharines dans le sud de l’Ontario. Un roadtrip vers un festival est rarement sans péripéties et comme dirait l’autre, les choses se sont encore une fois (put*** de) passées.
Les idiots du village (nom provisoire du duo formé par Félix HT et moi-même) étaient excités de pouvoir enfin vivre leur première expérience au festival qui a toujours, lors de nos étés d’adolescence, offert une programmation riche en bands punks-emos-metal-hardcore-indie internationaux, mais surtout locaux. Ayant grandis respectivement à Hawkesbury et Sudbury, c’était trop loin… Reportage heure par heure du Wild Wild West.

12h30 - Départ de Toronto vers le Sud-Ouest, alias St. Catharines.

13h30 – Demi-tour à cause d’un problème de caméra. Tsé, quand elle ne filme plus et tu t’en vas filmer, (tu vires de bord, même si tu vas devoir annuler des entrevues et manquer des shows).

14h45 – Second départ de Toronto (avec 2 caméras en back-up). Cette longue route m’a permis de briefer mon équipe technique sur les bands qu’ils allaient rencontrer au cours de la journée (Obey The Brave, Comeback Kid, The Balconies, Hollerado, Hey Sugar, Liferuiner, Cai.ro et autres). À la première écoute, ils aiment bien Comeback Kid, mais pas les histoires de LIFERUINER à Sudbury, alors que moi, ça me diverti quand des bands ont de mauvaises réputations.

16h03- Arrivée dans la ville natale de (feu) Alexisonfire. Le SCENEFest m’apparait rapidement comme un petit South By Southwest parce qu’il y a simultanément à tous moments une dizaine de spectacles dans tous les petits racoins (bars) de la ville. La différence : le festival ne dure qu’une seule journée et qu’il y a beaucoup moins d’alcool gratos (mais on y donne autant de verres fumées brandés par n’importe quelle compagnie).

16h04- On se fait refuser l’entrée pour la première fois et on doit faire le tour des barricades. Je suis de plus en plus stressé, allons-nous pouvoir faire des entrevues??? Mes techniciens ont vraiment envie de pipi, aucune toilette en vue.

16h15- Pour pouvoir entrer, nous avons berné tout le monde en se faisant passer pour Will Smith et Dru Hill. À peine rentré, nous voilà devant la première tente de Free Pepsi que les gars d’ Obey The Brave nous saluent, pourquoi pas une entrevue on the fly, les gars nous parlent de leur été un peu plus tranquille, parsemée de festivals (Rockfest, Warped Tour, Heavy Tour).

Voici une citation hors-contexte de l’entrevue avec OTB: « Montréal, vous êtes crottés».

16h20- En finissant avec OTB, les gars du groupe rock de Québec, Hey Sugar sont très enthousiastes, ils nous parlent de leur départ vers les États-Unis le lendemain, pour une tournée d’une dizaine de jours.

Voici une citation hors-contexte d’Hey Sugar : «Rock & Roll (bis x3)» .

16h24- On nous dit que les membres de The Balconies sont prêts pour nous, pourquoi pas?

Première question : «ça ne vous dérange pas trop de nous parler vu que vous êtes habitués de parler à Mel ? » Quelques tatouages au stylo plus tard, la réponse est non, on les remercie.

Voici une citation hors-contexte de The Balconies : «Il y aura beaucoup de mouvements discos sur notre prochain album ».

16h28- Menno du groupe pop-punk-wave-soul-thrash-néo-cool Hollerado, nous parle de son T-shirt de Michael Jackson et de la raison pourquoi il l’a acheté la veille… Sa maison est passée au feu et il a tout perdu lors de son retour d’Ottawa pour le showcase de BRBR.

Citation hors-contexte : «Prenez des assurances! »

16h35- Citation hors-contexte de moi : «Chers techniciens, vous pouvez aller pisser ».

À partir de là, je voulais me promener pour vivre ce festival, en voici quelques constatations :

-Les coupes de cheveux emo existent toujours.

-Les camisoles sont très tendances.

-Le festival n’est pas 18/19 ans et plus.

17h09- Je découvre Crystalyne, groupe de Toronto, du pop-punk avec une fille qui chante; un genre de Paramore. Ils n’offrent pas de grandes paroles ni de très grande musique mais ça marche bien, la chanteuse a une très belle voix et beaucoup beaucoup d’énergie malgré ses 4 pieds 9 (mon estimation).

17h25- Rendez-vous au Rockford’s Bar pour voir Cai.ro, formation de Toronto qui se fait décrire comme du folk-cinématique-rock-avec-du-violon, bref un genre de Half Moon Run un peu plus rock en live avec du violon. Malgré le son pourri de la salle, le groupe semble être apprécié par les 25 personnes présentes et les 40 personnes qui sont passées devant la rue pendant leur concert. Moi, ils m’ont eu grâce aux harmonies vocales entre la superbe voix du chanteur et celle de la violoniste. J’ai profité de mon passage au Rockford’s pour essayer la spécialité de la maison, le Rockford’s Rocket… Berné à mon tour, ce n’était qu’ un Vodka-Redbull masqué par un peu de jus bleu.

18h00- «Hey Cai.ro, ça vous tente de faire une toune acoustique pour BRBR? »

«C’est quoi BRBR? »

«Une émission nominée aux Gémeaux…»

«Okay, on le fait !»

19h00 – Deux prises plus tard, un petit public vire sur le top sur le perron de l’église et en demande plus, on manque, donc le show d’Obey The Brave, (pas grave, ils seront au Rockfest et au Warped Tour).

Citation hors-contexte de Cai.ro : «on s’est rencontré sur Craigslist juste après le scandal du Craigslist killer».

20h00 – Pause souper. Je mange un Chicken & Waffles dans un food truck avec un jus de raisin.

20h15 – Je n’ai jamais vu LIFERUINER en show et je suis amusé par leur drôle de réputation et par le fait que leur label a recréé un autre LIFERUINER mais aux États-Unis. Je me rends donc au Coco Cabana (oui oui, au Coco Cabana pour un show de hardcore). En entrant dans le bar, c’est un véritable mur d’humidité qui m’attend alors que le band de Toronto en est à quelques chansons. En regardant la foule, je me rappelle de mes constatations, c’est un melting pot d’adolescents-en-camisole-avec-la-même-coupe-de-cheveux. Bien sûr, il y avait aussi ceux que j’aime appeler les gérants de pits, des gars plus baraqués que le reste qui gèrent le punching floor soit pour la sécurité des autres ou pour leur plaisir en poussant les petits d’un bord et les gros de l’autre.

20h45- Je dois y aller, c’est le grand retour de Comeback Kid, ce groupe canadien phare de la musique hardcore depuis une dizaine d’années, ils sont d’ailleurs en spectacle cet été avec la formation originale pour jouer les deux premiers albums du groupe (et en plus mes techniciens aiment ça). La plupart des gérants de pit m’ont suivi, mais il y a un peu moins d’adolescents-en-camisole-avec-la-même-coupe.

Mon comparse des Idiots du village, se laisse même traîner vers l’œil de la tornade (avec pleins de petites boules bleues qu’ils lancent au milieu pour calculer pleins d’affaires). Verdict : «plus intense que Sandy mais moins qu’Oklaoma, quand même».

21h45 – Tokyo Police Club monte sur scène devant quelques camisoles et le reste, nous on passe aux vox-pops. Nous avons rencontré Ashley qui nous parle de f*ck, son mot préféré. On rencontre aussi une zombie, beaucoup de personnes soules pour finir avec les gars d’Obey The Brave encore une fois, qui nous montre une photo.

Quand Miguel Lepage, le bassiste, a retouché le sol après un posi jump, sa cheville a dit babye Miguel ! Gageons qu’il pensait au mot préféré d’Ashley.

22h30- En retournant à la mini-van rose de TFO, on voit un attroupement de personnes un peu plus vieilles que les camisoles qui crient, dansent, prennent des photos autour de ce qui semble être une van de tournée. En s’approchant, c’est finalement un gars assis, avec, comme accessoire, une fille qui lui fait un lap dance devant la porte coulissante, au plaisir de ses amis et des passants. Tout le monde semblait stressé à l’arrivée du band, mais surtout du chanteur à qui appartient la caravane.

Il s’écrit : You ! Get the (mot préféré d’Ashley) out of my van !

Pour ne pas entacher davantage la réputation du band, qui n’était pas vraiment impliqué dans ce party, je ne vous dirai pas de qui il s’agit. (Ah shit, je viens un peu de le faire.)

23h00- Départ de St. Catharines avec l’envie d’y retourner l’an prochain.

[Par Didier Charette @ BRBR]

Guide estival Barondes festivals de musique au Canada en collaboration avec BRBR [lien]