C2-MTL : Redorer le blason du capitalisme

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La conférence C2-MTL fait bien plus qu’inspirer les entrepreneurs de demain pour trouver des solutions créatives aux problèmes d’aujourd’hui. Elle propose un modèle de capitalisme fondé sur des valeurs humaines et inspirantes. Voici les trois piliers de ce modèle.

Pour une culture créative

Pour la majorité des conférenciers, une entreprise doit d’abord et avant tout miser sur sa culture d’entreprise. Par exemple, le cofondateur de Whole Foods, John Mackey, a expliqué à la foule présente que plusieurs magasins peuvent copier les idées de Whole Foods, mais que personne ne peut copier leur culture d’entreprise. Une culture qui pousse les employés à trouver des solutions créatives jour après jour.

Pour John Mackey, la culture d’entreprise est donc la ressource la plus importante qu’une entreprise détient. Pour préserver une bonne ambiance de travail, il est essentiel d’aimer ses employés, que ceux-ci se sentent bien traités, et surtout, écoutés. Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir des employés qui sont motivés. Le succès de Whole Foods, une chaîne de supermarchés qui ne vend que des aliments biologiques, le démontre.

Le droit à l’erreur

« Une excellente idée a plus de chance d’échouer que de réussir. Pourtant, ce sont seulement les idées qui vont vous permettre de vous distinguer de vos compétiteurs » a affirmé Nicole Vollebregt sur scène. Celle qui est la vice-présidente du marketing global chez Adidas a travaillé fort ces dernières années pour que les erreurs soient acceptées au sein de la culture d’Adidas.

Les nombreux échecs de génies tels que Sir Richard Branson, créateur de Virgin, démontrent que personne n’est à l’abri de l’erreur. Les erreurs doivent faire partie du processus créatif et servir de tremplin vers les succès futurs.

Oublier le profit

Selon Sir Richard Branson, les meilleures idées d’entreprises ne viennent pas du désir de faire du profit, mais plutôt de la volonté de pallier un manque. Selon plusieurs des conférenciers présents, il faut d’abord et avant tout miser sur une idée qui nous tient à cœur.

L’exemple de Diane von Fürstenberg est éloquent. Celle qui est devenue célèbre en inventant la wrap dress admet qu’elle aurait pu prendre sa retraite à 30 ans, tellement son invention lui a rapporté d’argent. Or, la créatrice n’était pas motivée par l’argent, mais bien par une volonté de marquer l’industrie de la mode de manière durable. Aujourd’hui âgée de plus de 60 ans, elle est présidente du Conseil des  créateurs de mode américains. Comme quoi votre volonté peut vous mener plus loin que votre portefeuille!