HUS atelier: une nouvelle adresse déco à Montréal

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Scénographe de métier, François Tremblay a ouvert HUS atelier, une entreprise hybride résultant d'un croisement entre une boutique d’accessoires de décoration rétros et scandinaves (disponibles à la vente et à la location), un atelier de meubles et des services de consultation en valorisation résidentielle. Avec une multitude de services et une vision à la fois ambitieuse et originale, François Tremblay s’inscrit dans une nouvelle génération d’entrepreneurs pour qui le mot « travail » rime avant tout avec le mot « plaisir ».

Lors d’un voyage en Europe qui l’a entre autres mené au Danemark, François Tremblay rapporte un bon lot d’accessoires décoratifs dans sa valise. « J’avais beaucoup de belles pièces, mais je n’avais pas envie de les mettre simplement en vente », explique-t-il. D’abord intéressé par l’espace, il crée HUS atelier (un mot danois et suédois qui signifie « maison »), un lieu qu’il peut utiliser pour mettre en valeur des objets et des meubles – tous uniques et souvent signés – et en concevoir de nouveaux. Dans son atelier, situé au sous-sol, il refaçonne des parties de meubles scandinaves ou rétros pour leur donner une seconde vie complètement différente de la première. « Je ne suis pas nostalgique, précise-t-il. Je prends des objets qui viennent d’une époque précise et j’essaie de voir ce qu’on peut en tirer aujourd’hui, à notre époque. J’essaie de m’amuser avec ce que j’ai et de concevoir des meubles dans un esprit épuré et ludique. Je travaille aussi avec un ébéniste pour produire du mobilier sur mesure ». Par exemple, il utilise de vieux tiroirs qu’il remet à neuf puis qu’il installe dans un caisson de fibres de bois peint qui peut se fixer au mur. « Les gens peuvent placer et replacer les caissons selon leur décor et les utiliser de différentes façons. Ils sont faits pour évoluer avec le temps », explique-t-il.

La boutique est située à l’angle des rues Papineau et Everett, dans le quartier Villeray. Si le choix de l’emplacement peut paraître étonnant parce qu’assez éloigné des artères commerciales et des rues plus passantes, le propriétaire justifie bien son choix : « De plus en plus, les gens sont prêts à faire un détour pour visiter un restaurant particulier et je pense qu’ils peuvent faire la même chose pour visiter une boutique. Cela dit, j’ai choisi cet endroit surtout pour le prix du loyer qui était plus accessible et parce que c’est à proximité de chez moi. Je peux venir travailler à pied, avec mon chien… », explique-t-il. À l’intérieur, les objets sont mis en valeur sobrement, dans un décor épuré, autant qu’il est possible de le faire dans l’espace somme toute exigu. « Au Danemark, il y a peu de couleurs dans l’espace. On les retrouve davantage dans les objets et dans les accessoires », explique-t-il, et le même esprit se retrouve chez HUS, à l’exception près d’un seul mur anthracite.

Pendant l’entrevue, nous sommes seuls dans la petite boutique, mais de temps en temps, quelques curieux franchissent la porte pour y jeter un œil, comme pour confirmer ses prédictions : « Quand j’ai ouvert la boutique, les passants arrêtaient et venaient voir ce que je préparais, puis l’hiver est arrivé et c’est devenu plus tranquille, les gens se dépêchaient de rentrer chez eux. Avec le retour du printemps, j’ai confiance que de plus en plus de passants vont venir voir ». En attendant, François Tremblay mise sur sa page Facebook pour faire connaître ses produits, ses services et ses heures d’ouverture. « Il y a un roulement constant d’objets et d’accessoires. La page Facebook est, pour l’instant, le moyen idéal de rejoindre ma clientèle et de partager mes nouveautés », explique-t-il.

Du reste, François Tremblay ne manque pas de projets – déménager dans un local plus grand, s’associer, concevoir de nouveaux objets, de nouveaux meubles, etc. – au moment de l’entrevue, il travaillait d’ailleurs à concevoir une série de lampes faites, en partie, avec des pattes de chaises en bois. « Je fais de la recherche et de la conception en même temps, et j’espère pouvoir continuer à lancer des idées et à poursuivre mes projets. Je vois un champ ouvert devant moi et je ne veux pas m’arrêter! »

HUS atelier
1675, rue Everett
www.facebook.com/HUSAtelier