sillages : premier livre du photographe Charles-Frédérick Ouellet

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Les fidèles lecteurs des éditions imprimées de Baron ont pu contempler les photoreportages de Charles-Frédérick dans les dernières pages de certaines de nos éditions. Notre collaborateur de la ville de Québec a cofondé le collectif de photographes KAHEM après avoir fait des stages à Paris, à l'agence Magnum et à la maison de photographes Signatures. Le travail de Charles-Frédérick Ouellet se situe entre le documentaire et l'art. Il vient tout juste de lancer son premier livre. Intitulé Sillages, celui-ci réunit 45 de ses clichés noir et blanc, à la facture intime et poétique. En lien avec le lancement de son livre, Charles a aussi présenté une exposition à la Galerie Lacerte, à Québec. Il va de soi que nous voulions en savoir un peu plus sur son nouveau projet.

Baron: Que retrouve- t-on dans le livre?

Charles-Frédérick Ouellet:  Ce travail agit en tant que « conclusion sur période ». C'est une série d'images que j'ai réalisées sur une période de deux ans. Les images en tant que telles ne racontent pas d'histoire précise, c'est à travers la séquence de celles-ci que l'on vient à ressentir une évolution graphique vers un déséquilibre, un chaos. J'avais besoin de contenir la finalité de ce projet dans un boîtier sobre, informe, sans description.

B: Pourquoi avoir décidé de publier un livre?

CFO: Pour ce projet, le format livre s'imposait, car il y a un lien très fort entre le but du projet et sa forme. Je voulais que la série soit figée; je voulais imposer une trame narrative que les gens ne peuvent remanier.

B: Lors de tes photoreportages, que recherches-tu le plus à capter?

CFO: Je ne cherche pas les faits, et je n'ai pas beaucoup d'intérêt quand vient le temps d'illustrer des sujets de manière très concrète. Ce qui m'interpelle, c'est d'agir en tant que récepteur d'une situation et d'essayer de transcrire visuellement ce que je ressens.

B: Quelle est l'expérience qui t'a le plus marqué en voyage?

CFO: Je ne sais pas, j'imagine que dans vingt ans, j'aurai quelque chose de pertinent à raconter. Jusqu'à maintenant, une chose que je sais, c'est que quand tu tombes malade à l'étranger, c'est vraiment plate!

B: Quel est le sujet dont tu es le plus fier du résultat final?

CFO: De mon point de vue, tous les sujets que j'ai traités me semblent incomplets. Je ressens une certaine satisfaction à l’idée de poursuivre un projet année après année, comme c'est le cas avec le sujet des marins-pêcheurs. Les histoires racontées ne sont que des fragments de la réalité, alors on ne devrait pas s’en satisfaire trop rapidement.

B: Tu as présenté une exposition dans le cadre du lancement de ton livre. Qu'est-ce qu'on y retrouvait?

CFO: Le projet principal est contenu dans le livre. L'exposition, quant à elle, nous plongeait dans certains passages du livre. Une trentaine d'images encadrées, présentées dans des associations linéaires, et une portion plus scénographique.

B: Quel est ton prochain voyage? Où aimerais-tu aller?

CFO: Je retourne en mer cet été afin de continuer cette série sur les marins-pêcheurs.

Vous pouvez vous procurer le livre Sillages à la galerie Lacerte de Montréal et de Québec, ainsi qu'à partir du site web de Charles-Frederick Ouellet. De plus, une édition limitée de 50 coffrets comprenant un tirage argentique sur papier Ilford FB (avec choix de 5 images) est également offerte.

www.charlesouellet.com

http://www.galerielacerte.com