Espace négatif: Tang Yau Hoong

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Surréaliste, simple et à la fois complexe, l’univers artistique du malaisien Tang Yau Hoong est d’une grande beauté paisible. Ses illustrations se démarquent grâce à la présence de la lumière dans les univers sombres des paysages urbains, industriels et de la pollution qui les habite. L’œuvre de Tang Yau Hoong pousse à prendre une pause et à réfléchir. Depuis 2007, cet artiste autodidacte a réalisé des couvertures, toujours sous le thème de la dualité, pour des magazines tels que Cincinnati, EsquireMalaysia, New Scientist. Wired, The Observer et plusieurs autres. L’artiste livre à Baron un bref aperçu de son travail et de l’espace négatif dans son art.

Baron : Comment décririez-vous votre méthode de travail?

Tan Yau Hoong : Je commence toujours avec beaucoup de griffonnages et croquis sur papier. Si c’est une commande, je vais m’informer sur le client. Pour moi, l’idée est d’amener une réflexion sur l’art vers une évolution pure mais complexe. Parfois, il est amusant de remonter à la toute première esquisse d’une idée. Le brainstorming est la partie, selon moi, la plus difficile. Une fois que je suis satisfait avec le concept, le reste est plus facile. Mon style d’illustration est assez simple. J’aime les choses avec un concept fort, dans un style minimaliste qui, je l’espère, se reflète dans mon travail.

B. : Qu’est-ce que l’art de l’espace négatif?

T. Y. H. : C’est de l’art qui a l’air simple, mais qui en fait, dissimule toujours un message. Pour bien la comprendre, l’œuvre nécessite une double prise de conscience. Pour moi, ce n’est pas seulement un habile jeu visuel, mais c’est aussi une façon de conscientiser le public.