Aidez un Distroboto : Faites de l’art!

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Des anciennes machines distributrices de cigarettes qui vendent des œuvres d’art; depuis leur naissance en 2001 à Montréal, les Distrobotos peinent à trouver assez d’artistes pour suffire à la demande.

C’est environ  60 000 œuvres par plus de 800 artistes différents qui ont été vendues par les Distrobotos depuis le début. Actuellement, plus d’une douzaine d’endroits à Montréal nous permettent de glisser un « deux piasses » dans ces machines pour acheter de l’art local. « Nous aimerions installer de nouvelles machines et s’implanter dans de nouveaux commerces, affirme Louis Rastelli, instigateur du projet. Le problème, c’est que nous n’avons pas assez d’œuvres en stock pour fournir à la demande. »

Au commencement, en 2001, le premier Distroboto avait été installé à la Casa Del Popolo, dans le Mile-End. Avec l’entrée en vigueur de la loi anti-tabac en 2006,  Rastelli a saisi l’occasion pour racheter les distributrices de cigarettes qu’on destinait au dépotoir  : « La demande pour les Distrobotos est forte et on aimerait s’implanter dans d’autres quartiers comme le Mile-Ex. En 2010, on a installé notre première machine en France et on a reçu des demandes provenant des régions éloignées comme le Saguenay! Distroboto pourrait devenir une plate-forme d’échange très intéressante. Des artistes montréalais pourraient vendre ailleurs que dans la métropole et vice-versa. » En attendant, les distributrices dorment dans un entrepôt, faute d’œuvres pour les remplir. « Depuis le début, c’est un problème avec lequel nous devons composer, affirme Rastelli. »

Projet sacré parmi les idées de l’année du New York Times dès sa création, Distroboto offre pourtant une plate-forme de visibilité très intéressante aux artistes. « C’est l’occasion de distribuer leur art de façon abordable pour le grand public, rajoute Rastelli. » De plus, pour chaque œuvre vendue, 1,75$ s’en va directement dans les poches de l’artiste. Petits livres de tous genres, films ou musique sur mini CD-R/ DVD et autres types d’objets artisanaux, les Distrobotos offrent une grande variété de créations. Pas besoin de montrer un portfolio étoffé pour participer, « on veut seulement une production de qualité, explique Louis Rastelli. En général, on refuse peu de personnes et il suffit d’envoyer un courriel pour participer. »

Un grand nombre de minis CD inédits a été créé pour Distroboto. « Ghislain Poirier a produit plusieurs minis CD, Wolf Parade était des toutes premières productions et récemment, des artistes connus du grand public comme Malajube ont participé. Aujourd’hui, des personnes recherchent encore certaines productions exclusives alors que d’autres ont même été aperçues sur Ebay ! »

Cependant, avant de voir un Distroboto s’implanter au Atomic Café, il faudra recruter de nouveaux artistes. « Chaque année, je fais le tour des 300 exposants d’Expozine, le projet-sœur de Distroboto, dit Rastelli. » Avec plus d’artistes participants, encore plus de consommateurs pourront investir leur fond de poche d’une bonne façon. « C’est un deux piasses investi qui s’accompagne de l’effet Kinder-surprise avec, en plus, le sentiment d’avoir encouragé un artiste de la marge. En prime, on repart avec un petit trésor entre les doigts. »

Pour participer:
La taille maximale acceptée de l’œuvre est de 4″ x 3-3/8″ x 5/8″ (10cm x 8,5 cm x 1,5 cm).
Pour de plus amples renseignements ou pour envoyer un exemple de votre œuvre :
Arcmtl, C.P. 55052CSP Fairmount Montréal, Québec CANADA H2T 3E2
Courriel : distroboto@archivemontreal.org

Où trouver les Distrobotos à Montréal: