Mon Blackberry: Des conseils pour Frank Boulben

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La déroute de Research In Motion (RIM), aussi connue sous le nom de BlackBerry, qui était considérée comme un fleuron de la technologie canadienne il n’y a pas si longtemps, est un feuilleton de mauvaise qualité qui se poursuit. Suite aux nombreux ratés technologiques qui ont ébranlé la réputation de la compagnie, il semblerait que sa clientèle lui soit de plus en plus infidèle. En effet, le BlackBerry se fait plus discret dans les soirées de réseautage et lors de rencontres avec plusieurs clients et amis, qui, quelques mois auparavant, louangeaient leur BB, outil d’affaires par excellence, tout en assurant qu’il était sécuritaire.

RIM n’a pas été en mesure de freiner la perte de marché. Il faut dire que la tentative désespérée de rattrapage de l’ancienne direction, bien qu’elle ait bénéficié d’énormes moyens financiers, était dénuée de vision (BB Storm, Playbook et le mitigé BB Bridge).  Les dirigeants de Research In Motion n’ont pas su respecter une des règles d’or des affaires : il faut toujours innover, même si on occupe le sommet du marché. Le nouveau directeur marketing monde de BlackBerry, Frank Boulben, devra faire des pieds et des mains pour reconquérir et reconvertir ceux qui ont choisi l’iPod, l’iPhone, l’Android, ou même l’univers du Galaxy de Samsung. Est-ce que Frank Boulben et son équipe sauront relever ce défi colossal qui les attend?

Après quelques discussions avec des entrepreneurs accrochés à leurs BB, voici quelques pistes qui pourraient aider RIM dans leur tâche.

1. Il faut arrêter de penser que BB deviendra le prochain iPhone ou le téléphone intelligent qui saura conquérir le cœur de toute une génération de clients désirant consommer de la musique et des films. Il faut se recentrer sur l’essentiel de ce qu’est BlackBerry : un compagnon d’affaires sécuritaire pour les entrepreneurs.
2. Le meilleur marketing est le bouche à oreille. Les campagnes publicitaires de grande envergure sont inutiles si elles ne rejoignent pas les clients potentiels. Il faut du bon marketing urbain qui va chercher le consommateur d’affaires dans des soirées de réseautage, des conférences, ateliers, collèges et  universités.  Il faut montrer pourquoi  BB est l’outil de choix des entrepreneurs.

3. Commanditer des ateliers et conférences pour les entrepreneurs, mais aussi pour ceux qui veulent se lancer en affaires afin de leur montrer les possibilités qu’offre un outil d’affaires mobile et efficace. En établissant le contact avec ces jeunes entrepreneurs, il est possible de créer des liens de branding à long terme.

4. S’associer à des concours de projets d’entreprise.

5. Mettre en place une stratégie lifestyle. Un univers médiatique où les utilisateurs de BB ont un accès privilégié à un magazine (en ligne et imprimé) inspiré de Monocle, Port ou Good Life avec une vision éditoriale faisant découvrir l’univers entrepreneurial, le voyage, le design, la culture et plus, le tout grâce à BB.

6. App! App! App! Il faut des applications d’affaires de qualité, faciles à utiliser et, si possible, gratuites. Sans oublier, bien sûr, quelques boni pour s’amuser.

7. PlayBook. Il faut changer de stratégie sur cette plateforme (surtout après l’échec de BlackBerry Bridge) et chercher à aider les utilisateurs au lieu de les enfermer dans les limites et les contraintes de leur appareil.

Pour l’instant, je garde mon BlackBerry, mais aussi ma tablette Galaxy et mon portable Apple.