Repartee : marins du rock indé

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Le Terre-Neuve urbain est méconnu à l’extérieur de cette province. Non seulement son centre-ville est vibrant, mais sa scène musicale est étonnante. À l’occasion de la semaine de la musique de la côte Est, Megan Warren, chanteuse et claviériste de Repartee, s’arrête entre deux vitrines pour discuter de la ville d’origine de son groupe, St. John’s.

Qu’est-ce que Repartee ?
En quatre mots, je dirais qu’on est un groupe pop rock basé sur des synthétiseurs. Ça ressemble à You Say Party ou Handsome Furs. Dans le fond, notre son à un côté très rock, plus difficile à entendre sur nos enregistrements, mais nos concerts sont très énergétiques et remplis de passion.

À quoi ressemble la scène musicale de St. John’s ?
C’est petit, mais excellent. Tu sais, je n’ai pas habité ailleurs, mais j’ai l’impression qu’il y a un standard pour la musique qui est exportée du coin, il y a des groupes incroyables qui viennent d’ici. Hey Rosetta, The Pathological Lovers, il y a tellement de musiciens. Étant donné que la scène est si petite, pour un groupe émergent, on finit par se sentir connecté avec ses gens, tu sais. On les voit aller et il y a un sentiment de proximité et c’est inspirant.

À l’extérieur de la capitale Terre-Neuvienne, quelles sont les autres villes de la province où vous arrêtez en tournée ?
Il y a Stephenville, une véritable mine d’or. C’est une petite communauté de quelques milliers de personnes, mais il y a un collège qui offre un programme d’enregistrement sonore et de gestion culturelle. C’est donc une poignée de jeunes personnes, notre public cible et les concerts là sont toujours plaisants. Il y a également Corner Brook, aussi à l’ouest. C’est limité à l’extérieur du circuit folk et traditionnel.

Vous avez lancé un premier album l’automne dernier, suivi par quelques tournées. Où en êtes-vous aujourd’hui ?
On a fait une courte tournée du Canada Atlantique en janvier puis on est revenu à St. John’s et nous avons travaillé sur notre matériel. Le processus est beaucoup plus collaboratif. Le premier album est composé presque uniquement de mes chansons, tandis que le groupe travaillait plutôt les arrangements. Maintenant, les autres membres écrivent plus et amènent des mélodies et des refrains. Ensuite, on a fait pas mal de route après la Canadian Music Week, ce qui va nous amener à nous concentrer sur la création plus tard ce printemps.

Vous jouez énormément la carte Do It Yourself, non ?
Définitivement. C’est ce qui me rend si enthousiaste. L’industrie musicale n’est plus ce qu’elle était. Maintenant, l’important c’est d’avoir un lien direct entre les gens qui viennent à tes concerts, achètent ta musique et avec qui tu crées. C’est une grande communauté de gens avec qui tu partages ces moments et ce sont eux qui finissent par construire ta carrière. On a tous les pouvoirs maintenant au niveau créatif, mais aussi au niveau de l’image de marque. Nous portons cela sur nos épaules et heureusement, les gens embarquent avec nous. C’est une très belle période pour faire de la musique.

Les règles tombent une par une dans le fond.
Absolument. On peut être véritablement indépendant. En entrevue avec Q (Jian Ghomeshi) il y a quelques années, Jody Richardson des Pathological Lovers disait que ceux qui n’obtiennent pas de succès n’ont qu’eux-mêmes à blâmer. Évidemment, c’est relatif, mais je crois également que si tu veux te construire une carrière, tout ce que tu as à faire c’est de travailler fort et de t’y mettre à deux mains. Il faut aussi avoir de la gratitude pour ceux qui t’encouragent, car ils n’ont pas à le faire. C’est un grand partage.

Quels sont tes cinq endroits préférés à St. John’s ?

The Sprout — Un restaurant végétarien légendaire

George Street — Mon endroit préféré pour sortir c’est un secteur d’un demi-kilomètre, composé d’une trentaine de bars

Le centre-ville de St. John’s — Les deux artères principales, Duckworth st et Water st sont extraordinaires côté entreprises locales

Britannia Teas — Un beau salon de thé au centre-ville

Fred’s Records — J’habitais à côté de ce disquaire pendant un bout de temps et ils sont les premiers à encourager la musique émergente du coin. Tous les commentaires qui accompagnent les présentoirs sont encore écrits à la main et les gens qui y travaillent savent de quoi ils parlent.

Site officiel: reparteemusic.ca