Jo Lapalme et les lettres

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Dernièrement récompensé pour son travail typographique sur le projet du District Griffin aux Art Directors Club à New York, Jo Lapalme sera aussi en compétition en Canne et participe à participer en tant que conférencier au RDV Design pour parler de sa passion des lettres. Du haut des ces 40 ans, Jo à été pigiste pendant longtemps, à étudier en art à l’UQUAM, à conçu beaucoup de pochette de disque et à flirter avec quelques agences avec de se placer, aujourd’hui, chez BleuBlancRouge. Il a consacré quelques minutes au téléphone à Baron.

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En quoi consistait le travail pour District Griffin pour lequel tu as gagné un prix?
Deux promoteurs immobiliers se sont associés pour créer un projet sur l’île de Montréal. Ça fait des années que ç’a été proposé. Il y a eu trois étapes déterminantes dans ce projet. La première étape était de raser tout le quartier GriffinTown et de construire du neuf. Ils ont ensuite changé d’idée, en décidant de créer un énorme centre d’achat avec un stationnement. Ce qui a été contesté. Et en plus de la tournure économique, ils ont décidé de réduire l’ampleur du projet et de créer des habitations et faire un coin résidentiel avec des petits commerces qui correspondent mieux au quartier.

Il y avait une mauvaise perception d’eux. Il fallait donc créer un brand pour le projet immobilier qui soit respectueux de l’environnement et des gens. Le projet devait faire montréalais, parce que les deux promoteurs viennent de Longueuil et il ne voulait pas être catalogué comme des 450 qui rentrent à Montréal et qui rasent tout. Au départ, il n’y avait rien du tout pour s’inspirer du projet. On s’est donc inspiré des alentours. On est près de la ville, de la voie ferrée. L’histoire du quartier est importante, donc c’était vraiment ça les éléments phares.

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Qu’est-ce qui t’allume lorsque tu commences à travailler sur un projet?
Lorsque les connexions commencent à ce faire entre ce que je veux et ce que je pense puis le mandat, ce à quoi il faut répondre. Quand tout ça prend forme, c’est là que ça donne des étincelles.

Est-ce que ça te prend du temps habituellement?
(Rire) Dans ce cas-là, non. Parce que la stratégie était assez claire. Mais c’est sur que moins c’est clair, plus ça peut être long.

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Tu as aussi animé une conférence sur les tendances en typographie au Rendez-vous du Design organisé par Infopresse. Quelle est ta relation avec la typographie?
J’adore ça, je trouve que ça synthétise tout le design. C’est fonctionnel, c’est beau, ça peut ne pas être décoratif. C’est comme la base pour moi.

Sur quoi portait ta conférence?
On m’avait demandé de parler des tendances et des coups de coeur. Mais, j’ai commencé ma conférence en disant que je trouvais que les tendances ne me disaient rien et que je n’étais pas à l’aise de parler de ça. J’ai donc parlé de ma méthode de travail. C’est plus une méthode de réflexion. On doit résoudre un problème en partant de ce qu’on a. Je ne pense pas à essayer de faire quelques choses de beau. Ce n’est pas à ce que je pense.

Qu’elles sont tes typos fétiches?
Sans surprise, il y a Helvetica. Présentement, j’aime bien Gotham parce qu’il est un peu plus géométrique et se place mieux que du Helvetica. Sinon, j’aime bien les typos personnalisés comme ce que j’ai fait pour Griffin qui est vraiment attribué à un projet précis. De comprendre un projet à travers une typographie, je trouve ça bien intéressant.