Infopresse devient maintenant une école.

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Au Québec, Infopresse est sûrement le média qui utilise le mieux sa marque sous diverses dénivellations. À la base un magazine imprimé, la publication qui traite des communications au Québec, propose aussi des concours pour mettre de l’avant les meilleurs designers graphiques, les plus belles images photos et illustrations, les meilleures campagnes de publicité et depuis 10 ans, il présente une multitude de conférences voulant stimuler l’inspiration. Son nouveau marché? Les formations!

Le Campus Infopresse offre depuis le début de l’année, des cours pour développer ses connaissances en marketing et communications interactives. Mais comment l’idée est-elle survenue? Ces formations peuvent-elles nuire aux agences si les clients peuvent maintenant travailler sans elles? Voici des questions que j’ai posées à Arnaud Granata, directeur de contenu chez les Éditions Infopresse.

Avant que le Campus existe, quel était le plus gros manque en communication et marketing des entreprises d’ici?
On a d’abord lancé le volet interactif au début de cette année. On a eu une telle demande qu’on a dû ajouter des cours. On offre des stages d’été sur les réseaux sociaux et ça fonctionne très bien. Il y a un réel besoin à la fois des annonceurs, mais aussi des médias, et également des organismes, de mieux comprendre et de savoir utiliser les outils du Web. Donc, on se devait d’offrir du contenu non seulement sur les réseaux sociaux, mais aussi le Web analytique, le placement sans les moteurs de recherche, de même que le placement média web. Tout l’univers interactif est un domaine très en demande présentement.

Crois-tu que ça va enlever une part de marché aux agences qui offraient ce service à leurs clients, puisque ceux-ci seront maintenant capables d’agir par eux-mêmes?
Non, je pense que les agences vont continuer d’agir à titre de consultant. Elles demeurent tout de même des expertes et permettent aux clients de faire des choses que ces derniers ne peuvent réaliser ou qu’ils n’ont simplement pas le temps ou la structure à l’interne pour pouvoir les faire. Je crois que les annonceurs seront de plus en plus formés. Ça permettra d’avoir un meilleur discours avec leur agence et de savoir demander de meilleures choses. Finalement, au contraire, c’est tout bénéfique pour les agences.

Donc, les clients deviennent-ils plus ouverts aux nouveautés parce qu’ils savent de quoi ils parlent?

Oui, et d’autant plus si on prend un sujet comme les réseaux sociaux. Par exemple, c’est très important pour un annonceur de savoir « monitorer » ou de savoir utiliser la base des réseaux sociaux à l’interne. Ensuite, concernant les campagnes de publicité et les campagnes promotionnelles, alors là, les annonceurs auront peut-être besoin d’une agence qui pourra les conseiller, mais également peut-être aider à la réalisation puisqu’ils n’ont pas toujours de structure à l’interne pour le faire.

Comment l’idée d’offrir vos propres formations est-elle survenue?
Ça fait une dizaine d’années qu’on organise des conférences. Les journées Infopresse ont un format d’une demi-journée à une journée de conférence d’environ une heure. Ça ne permet pas aux gens d’aller plus en profondeur, mais ça donne un bon survol de la matière. On s’est rendu compte qu’il y avait un réel besoin à Montréal pour des formations ultras spécialisées qui sont données par des professionnels. On retrouve bien entendu, dans les Universités, des programmes d’étude offerts par des enseignants. Par contre, il n’y avait pas de programme 100% professionnel, donnés par des professionnels et pour des professionnels.

On a donc décidé de créer le Campus Infopresse en partant de cette idée-là. On offre trois grands programmes. Un volet interactif, un volet marketing et un volet communication. On vient de créer 17 formations, sur un total d’une soixantaine, qui devraient voir le jour en 2012. L’idée est d’aller vers des groupes ultra pointus, donc on retrouve environ 15 personnes pour chacun des cours, qui développent pendant une journée de 7 h, sur un sujet ultra pointu. Voici quelques exemples de sujets traités: Comment utiliser Facebook et Twitter? ou Comment analyser les données d’un site internet? etc.

Qui sont les élèves? Est-ce qu’ils font partie d’une agence ou plutôt d’une compagnie privée?
On s’est rendu compte qu’il y a énormément d’annonceurs. Ils proviennent d’entreprises privées, mais aussi beaucoup d’organismes, étant donné que nous sommes assujettis à la loi du 1% et que nous sommes agréés par Emploi Québec. Ça permet donc à de nombreux organismes, qui ont des programmes de subventions pour de la formation, d’assister à nos cours. Mais, principalement, ce sont des petites et moyennes entreprises québécoises.

Comment choisissez-vous vos formateurs?
Ce sont des gens que nous avons tous testés dans les conférences. Cependant, avant de choisir les formateurs, nous avons d’abord choisi les sujets abordés. On a donc établi une soixantaine de thématiques qui sont récurrentes en communication et à partir de ces sujets-là, on a regardé quelles étaient les meilleures personnes pour donner les formations. Une fois que nous les avions trouvées, nous avons travaillé en étroite collaboration avec celles-ci, tout en conservant le contrôle du contenu des formations. On travaille avec les formateurs et nous avons monté une vraie méthode de campus, qui consiste en une méthode en deux volets : théorique à pratique et étude de cas. Les formateurs sont des gens qui possèdent tous de l’expérience en entreprise, mais qui n’ont pas été sélectionnés en fonction du type d’entreprise, mais plutôt par rapport à leur expérience.

En 2011, la création du volet formation d’Infopresse a vu le jour, mais vous avez aussi dans le passé, fondé tout un tas de concours, en plus de vos séries de conférences. Quel est le prochain tentacule de la marque Infopresse?
Au-delà du Campus, nous avons en effet d’autres projets. On travaille sur un lieu, un espace de communication qui soit à la fois une galerie, un espace de rencontres pour les gens des communications, mais aussi un espace ouvert sur l’extérieur. Donc, une boutique design, un restaurant, etc.

Consulter la section Campus du site web d’Infopresse pour plus d’informations.
www.infopresse.com/campus