Une pause avec Le Couleur

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Ils ont lancé leur premier album Origami en mai dernier, mais la formation Le Couleur n’a pas fini d’évoluer sur la scène montréalaise. En prestation à l’Escogriffe le 14 septembre prochain, Baronmag.com s’est entretenu avec deux membres du groupe.

Pouvez-vous vous nommer et me dire de quels instruments vous jouez dans Le Couleur?
Marc-André : Moi je joue de la basse dans le groupe et on a deux absents (lors de l’entrevue): Steven Chouinard au drum et Patrick Gosselin à la guitare et au clavier, il joue plein d’autres instruments aussi.
Laurence : Moi je suis chanteuse et claviériste.

Quel est l’origine de votre nom de groupe, Le Couleur?
Marc-André : Au départ on voulait s’appeler Le Couleuvre.
Laurence : Oui! Et il y a une erreur dans l’impression d’une de nos pochettes, c’était écrit Le Couleur, ils ont oublié des lettres.
Marc-André : Mais Le Couleur c’est bien, c’est pas mal mieux! Donc au final on a gardé ce nom là.

J’ai lu plusieurs critiques de votre album Origami et on parle toujours d’une ressemblance et d’une similitude avec le son de la chanson française, on vous compare à Gainsbourg et Bertrand Burgalat. Est-ce que c’est vraiment des influences pour vous au niveau musical?
M-A : Moi je ne dirais pas tant que ça.
Laurence : Toi non, mais on est quatre personnes dans le groupe et ça fait quatre influences différentes qui se rejoignent finalement. Moi la chanson française m’influence beaucoup. Je vais écouter beaucoup de France Gall, plusieurs de ses chansons ont été écrites par Gainsbourg, donc ça se rejoint. Pat lui adore Bertrand Burgalat.
M-A : Mais Steven il trippe beaucoup sur Paul McCartney, les Bee Gees… Moi je suis plus dans la New Wave, je dirais qu’un peu de tout se mélange.
Laurence : Mais dans les sonorités, le timbre de la basse est très étouffé et ça c’est une influence française des années 70.
M-A : C’est vrai qu’on se rapproche beaucoup plus de la sonorité européenne que de la sonorité québécoise. Ce n’est pas qu’on tienne au fait de ne pas faire québécois, mais ça arrive tout seul, ce n’est pas par choix.

Comment se déroule votre processus créatif? Comment composez-vous vos chansons?

Laurence : On se chicane tout le temps! (rires) Pour la musique c’est Steven, Pat et moi qui composent. On attend toujours le hit de Marc-André mais il n’est pas encore arrivé… (rires). Marc-André et moi on composent les paroles.
M-A : Je dirais qu’il y a une belle compétition entre Steven et Pat pour la composition de la musique. « Compétition », c’est une façon de parler, ils se relancent un peu. Le fait que Steven se mette à composer, ça a comme mis de la pression sur Patrick, ils s’échangent une espèce de dynamique.
Laurence :
Moi je suis plus dans les chansons légères, moins recherchées. Sur l’album, Une fille et Origami sont bien bien simples, mais c’est mes tounes. Billet pour Paris, qui est hyper arrangée, c’est Steven qui voulait mettre des timbales, des gongs, ça n’arrêtait plus. On compose vraiment de différentes manières, mais c’est ça qui crée le tout.

Pouvez-vous me raconter l’histoire de votre rencontre, comment est né le band?

Laurence : C’était vraiment un hasard ça, parce que on ne se connaissait pas. On a tous pris des billets pour une croisière et on s’est rencontré sur le bateau. Il y a toujours des orchestres sur les bateaux et on se retrouvait toujours les quatre à danser. Finalement on était pas mal les seuls jeunes sur le bateau, qui était très « âge d’or ». On a commencé à se tenir ensemble et on a réalisé qu’on habitait tous à Montréal et qu’on jouait tous de la musique alors on s’est dit « pourquoi pas continuer rendu à Montréal? ».
M-A : On a « jammé » sur le bateau aussi, c’était pas mal trippant.

C’est évident que votre musique a des accents pop, mais je trouve qu’il y a toujours une note nostalgique dans vos chansons … Je voudrais savoir, êtes-vous des gens nostalgiques dans la vie?
M-A et Laurence : (rires)
M-A : Moi je fais attention parce que c’est un danger qui me menace constamment. Je suis toujours sur le bord de pleurer : ça peut-être une annonce d’enfants malades, le chien qui meurt dans Futurama, Les Simpsons… C’est trop bon. Souvent c’est le talent qui me fait pleurer, c’est difficile à expliquer…
Laurence : Je pense que c’est juste que tu as de la misère à contrôler tes émotions. On est tous des gens équilibrés… Sauf Marc-André (rires). Mais oui, c’est important pour nous la nostalgie...
M-A : Une certaine mélancolie
Laurence : Tout à fait, plus une mélancolie.

Qu’est ce qui attend le couleur dans les prochains mois?
Laurence : Après le show du 14 septembre, on va plus miser sur l’Internet pour aller rejoindre un nouveau public. Faire la promotion de l’album, la création d’un site, on sort un vidéoclip d’ici deux semaines. Donc on ne cherche pas à faire des shows pour le moment nécessairement pour le moment. Mais on a des projets audio-visuels dont on ne peut pas parler encore… On développe beaucoup notre côté visuel, on aimerait ça avoir des projections de vieux films pendant notre show, on ne veut pas juste jouer des tounes on veut faire un vrai spectacle complet.

myspace.com/lecouleur