Sur le podium avec Julien Vallée

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Tel un « success story », l’histoire de Julien Vallée a fait des vagues et a été prise en exemple à maintes reprises à la grande fierté de ses professeurs. Tout droit sorti de l’UQAM en design graphique, il est doué en « motion design », il se surpasse en installation et déborde d’imagination. Petit entretien avec l’homme au t-shirt vert.

« Oui, je crois que ma marque est le t-shirt vert. Je n’ai aucune idée pourquoi, mais j’ai toujours ça sur le dos! »

On entend souvent parler que les étudiants de l’UQAM en design graphique sont formés et moulés selon certains standards pour l’industrie... Qu’est-ce que tu en penses?
Je ne sais pas si c’est l’UQAM ou plutôt les étudiants qui décident d’aller dans cette optique précise. Je pense que oui, il y a typiquement un style UQAM comparé à d’autres universités, lorsque tu vois des sortes de typo par exemple. De là à dire que c’est fait pour que ça plaise aux bonnes agences, je crois que c’est plutôt parce que le travail est bon avant toute chose.

Le style par rapport à l’UQAM, je ne m’en suis pas vraiment rendu compte avant de revenir de mon stage en France. J’ai vu qu’il n’y avait pas juste la grosse typo bâton et les emballages en papier « craft ». Mais je ne blâme aucunement la direction de l’école pour ça, je crois qu’il advient aux étudiants de découvrir et d’essayer les choses.

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Quelle sorte de projet t’amuse le plus?
La plupart de mes gros projets a été des installations en carton ou en papier. De plus en plus, je vais chercher des matériaux qui sont plus solides, moins éphémères, parce qu’après avoir terminé ton projet et de l’avoir pris en photo, tout ce qui te reste à faire est de le mettre au recyclage. J’ai dernièrement fait une animation pour un « bumper » à ARTV avec du bois et des miroirs. C’est le genre de chose qui reste. Je ne dis pas que je ne retournerai pas à bricoler du carton, je ne veux juste pas rester pogné dans un look et un brand. Mais en bout de ligne, ce qui m’intéresse, c’est les installations, les éléments dans un espace.

Tu as une reconnaissance un peu « internationale ». Comment vois-tu ça?
Je crois que nous sommes dans une génération où il faut profiter des blogues et d’Internet le plus possible. Je ne me suis jamais fait de cartes d’affaires; je n’en ai jamais donné à personne. J’ai juste mon site où on peut voir mes travaux. Le trois quart des visites provient de l’étranger. Je pense que c’est le gros point de cette révolution : lorsque tu travailles en design à ton compte, c’est de te faire voir le plus possible. C’est ce qui va amener ensuite les bonnes connexions.

www.julienvallee.com

Consulter les photos du lancement de son livre le 26 avril dernier à l'atelier b.