Punks, policiers et nazis

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Ce sont les rencontres impromptues qui sont les plus intéressantes. C'est en attendant derrière le Club Soda pour pouvoir parler avec des membres du groupe punk canadien Propagandhi que nous avons fait la connaissance de Thomas Barnett, chanteur du groupe Strike Anywhere qui faisait la première partie ce soir-là. Le groupe de Richmond en Virginie est reconnu pour ses propos engagés et aussi ses actions, car il est impliqué dans un tas d'organisations et joue à travers le monde. Thomas en est venu à nous parler de leur première expérience en Russie.

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Une anecdote de Thomas Barnett
Thomas en est venu à nous parler de leur première expérience en Russie.
Lors de notre premier voyage en Russie, nous allions faire notre premier concert à Moscou. Nous avions pris un train à Minsk, un endroit vraiment dur à pénétrer, mais pas aussi difficile que les douanes canadiennes. Minsk est une ville de dictature totalitaire et contrôlante; personne ne peut sortir et ils n’ont pas accès aux médias de l’extérieur. C’est un peu comme la Corée du Nord, sans les armes nucléaires dont personne n’ose parler, mais ils ont une scène punk étonnante.

Minsk
Lors de notre premier voyage en Russie, nous allions faire notre premier concert à Moscou. Nous avions pris un train à Minsk, un endroit vraiment dur à pénétrer, mais pas aussi difficile que les douanes canadiennes. Minsk est une ville de dictature totalitaire et contrôlante; personne ne peut sortir et ils n’ont pas accès aux médias de l’extérieur. C’est un peu comme la Corée du Nord, sans les armes nucléaires dont personne n’ose parler, mais ils ont une scène punk étonnante.

L’escorte
En débarquant sur le quai, nous avons aperçu environ 150 punks, gars et filles, qui nous attendaient. Sans introduction, ils ont pris nos sacs, guitares et batterie et sont partis sans rien dire. Nous ne comprenions rien à ce qui se passait. Nous avons finalement réussi à parler avec quelqu’un qui se débrouillait en anglais. Il nous a expliqué que tout le monde était là pour nous protéger parce qu’il y avait une rumeur que les Skin heads allaient barrer le passage à l’arrivée du train. Tout ce groupe avait quitté leur emploi et leur classe pour venir nous protéger. Notre traducteur nous a amenés avec lui dans une voiturette soviétique et nous avons traversé la ville comme dans les films d’action avec les ruelles recouvertes de neige.

Nous avons donc atteint la salle. Deux heures plus tard, la police débarquait. C’était un autobus rempli de policiers militaires en armure et kalachnikov à la main. Ils sont entrés dans la salle en promenant les chiens dans tous les recoins. Apparemment, il y avait eu une menace de bombe dans le bar de la part des nazis. Ils sont enfin repartis, sans rien trouver.

Bref, la police est venue nous protéger d’une bombe qui n’existait pas, mais a quand même pris de l’argent au promoteur de la salle. Je ne veux pas généraliser, mais la police russe prend de l’argent des bars comme frais de service, exactement comme l’image que nous avons de la Russie corrompue. Toutes les pièces du système sont connectées. Tout le monde se vole entre eux.

Malgré tout, Moscou a été une de nos places préférées. Les jeunes ont beaucoup de cœur. Ils vivent dans ce monde où soit les nazis ou les policiers leur font du mal sur une base régulière, et tout ce qu’ils veulent, c’est avoir un concert punk pour danser et chanter en cœur. Quand tu es là, tu te sens comme dans une célébration. C’est étonnant!
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